ZOO

La Mondaine - T2 (Août 2014)

couverture de l'album

Série : La MondaineTome : 2/2Éditeur : Dargaud

Scénario : ZidrouDessin : Jordi LafebreColoriste : Jordi Lafebre

Genres : Historique, Polar / Thriller

Public : À partir de 12 ans

Prix : 14.99€

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La critique ZOO

Note ZOO 4.0

Scénario

4.0

Dessin

4.0

Avril 1944. Paris est bombardée et le policier de la mondaine, Aimé Louzeau, continue d’égrener ses souvenirs à une compagne d’infortune. La folie de son père, les choix à faire, la dureté d’une vie sous l’Occupation et la poursuite des rêves vont donner le ton à cet ultime tome. Tout en douceur, il nous emmènera aux frontières de la folie, au cœur d’une guerre trop rude pour un rêveur.

Ce second tome nous entraine plus profondément dans les souvenirs d’Aimé Louzeau. Pas d’enquête, pas de filature dans cet album mais simplement la vie des policiers, parisiens durant les terribles années de l’Occupation. Suite à la rafle du Vel’ d’Hiv, notre bien-aimé naïf inspecteur ne l’est plus, il s’est endurcit et même plus… Comme beaucoup, pour survivre, il se replie sur lui-même, et s’enfonce un peu plus dans son univers secret de chef indien.


En quelques mots, quelques cases, frappe l’horreur de l’obéissance aveugle et forcée qui sera destructrice tant pour les malheureux raflés que pour certains policiers. La limite entre l’ailleurs salvateur et la folie douce est ténue… Entre le quotidien terrible et le monde imaginaire rassurant, Aimé Louzeau évolue sur le fil du rasoir, basculant peu à peu… Au fil des pages, nous assistons à sa transformation, sans jamais réussir à le détester tout à fait. Simplement navré, le lecteur assiste, affligé, à cette vie brisée par les années de guerre.

Le dessin semi-réaliste avec ses gueules particulièrement expressives nous plonge toujours plus loin dans l’émotion. A ce titre, la transformation des traits et des expressions d’Aimé entre les deux albums est une réussite indéniable. Il y a quelque chose du cinéma d’après-guerre dans ces dessins qui achève de nous transporter dans ces années noires.

Cette fin d’un diptyque résonne avec force en nous car elle pose la question de nos rêves, de nos folies peut-être et surtout de tout ce que nous avons fait.

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