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Les reines de sang - Roxelane : Roxelane, la joyeuse - Tome 2 (Mars 2021)

couverture de l'album Roxelane, la joyeuse - Tome 2

Série : Les reines de sang - RoxelaneÉditeur : Delcourt

Scénario : Virginie Greiner, Olivier RomanColoriste : Filippo Rizzu

Collection : Histoire & histoires

Genres : Historique

Prix : 14.95€

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La critique ZOO

Note ZOO 4.0

Scénario

4.0

Dessin

4.0

XVIe siècle. Évoluer au sein du harem de Soliman est périlleux. Mais Roxelane dotée d’esprit et d’ambition, saura franchir les obstacles pour atteindre le cœur du sultan. Immersion dans un huis clos au protocole exigeant et aux rivalités redoutables.

Le zèle que Roxelane a mis à s’instruire dans la langue locale autant que dans la religion avait attiré les attentions successives de la hiérarchie et de la Validé sultane, mère de Soliman. Née polonaise, Roxelane est désormais esclave.

Le second tome du diptyque

Mais suite à la déchéance de la favorite Gulbahar, Roxelane lui a succédé dans le cœur et le lit du prince. Aujourd’hui, à son tour, elle lui donne un fils! Mais elle doit veiller à la sécurité de ce nouveau-né et le protéger du fiel des femmes du harem et de la tourmente politique. Cependant, Ibrahim, le vizir intime avec Soliman, la méprise et, Gulbahar, mère du premier né, cherche à retrouver son statut. L’érection, en place publique, de trophées, témoins d’une victoire militaire sur les Chrétiens, aura bientôt des conséquences fatales.

L’exotisme de ce microcosme théâtral est justement porté par la prééminence des règles sociales et des stratégies relationnelles afin «d’exister» aux yeux du maître. L’omniprésence textuelle en découle. Le lecteur pourra néanmoins regretter une conclusion abrupte au regard des tensions qui la génèrent et on aurait apprécié une pagination plus importante.

La beauté des costumes, des ornements, autant que de la mise en scène, ravissent les yeux. Le dessin précis d’Olivier Roman, associé à la palette de couleurs de Filippo Rizzu font merveille.

Cet album, dans lequel sont pourtant exposées des situations sexuelles, pourrait décevoir les amateurs d’un voyeurisme masculin. Loin d’être ce prétexte, le harem se révèle être un lieu de pouvoirs et de vie.

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