ZOO

Tebori - T3 (Septembre 2017)

couverture de l'album

Série : TeboriTome : 3/3Éditeur : Dargaud

Scénario : José Manuel RobledoDessin : Marcial Toledano

Genres : Fantastique, Polar / Thriller

Public : Tout public

Prix : 13.99€

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La critique ZOO

Note ZOO 3.0

Scénario

2.5

Dessin

4.0

L’étau yakuza se resserre autour de Yoshi, pour qui la survie reste la seule option. Le duo choc Robledo et Toledano conclut sa trilogie japonaise sur le Tebori, l’art du tatouage japonais. Malgré le beau travail graphique de Toledano, aucun cliché sur les Japonais ne semble y avoir été oublié par Robledo dans son scénario, rendant cette BD divertissante mais caricaturale.

Trahi par Otsuya, Yoshi se retrouve traqué. Hanté par Shura, le yôkaï corbeau de mauvais augure, le tatoueur semble condamner à mourir entre les mains de Takeshii Mitsumune, le puissant chef yakuza. A moins qu’un miracle de la nature ne vienne à sa rescousse.


Au croisement d’un thriller policier, d’un conte fantastique japonais et du récit initiatique, le scénario de Tebori est imprégné de la fascination de Robledo pour le Japon contemporain. Voulant rendre hommage, non sans talent narratif, au pays du Soleil levant, le scénariste espagnol n’a pas pu éviter les pièges des clichés qui s’empilent à la chaîne : vision glamourisée des yakuzas, mythe des vieux maîtres japonais et créatures mystiques de la nature, espion américain rustre qui mange McDo, hara kiri, tremblements de terre et tsunami, absolument rien n’aura été épargné dans cette conclusion.

Côté dessin, Toledano réalise un travail magnifique d’illustration, rendant ses personnages très vivants, mettant en scène de l’action dynamique et sublimant les tatouages japonais sur la peau de ses protagonistes. Là encore, l’européanisation du dessin et des héros n’aura pu être épargnée, notamment avec une Otsuya rousse à la lèvre supérieure plus pulpeuse qu’Angelina Jolie.

Le talent narratif et graphique du duo Robledo-Toledano est indéniable et ce dernier tome se dévore comme un très bon roman de gare. Mais le choix du Japon, piégé entre ses traditions et le poids de sa relation avec les Etats-Unis, comme thème de cette bande dessinée contribue à n’en faire qu’un bon divertissement franco-belge, digne d’un film d’action hollywoodien.

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