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Kaijumax - T1

couverture de l'album

Série : KaijumaxTome : 1/1Éditeur : Bliss

Scénario : Zander CannonDessin : Zander Cannon

Genres : Comics, Humour, Science-Fiction

Public : Tout public

Prix : 35.00€

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La critique ZOO Le Mag

Note ZOO Le Mag 4.0

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Kaijumax, de l’américain Zander Cannon, réunit les monstres géants des films catastrophes japonais appelés « kaiju » aux intrigues de prison typiques des USA. Un cocktail étonnant que l’éditeur Bliss a décidé de faire découvrir aux lecteurs français.

Voici une nouvelle incursion hors du catalogue Valiant Comics comme aime à le faire de plus en plus Florent Degletagne, patron de Bliss Comics. Si vous êtes un fan de kaiju, ces créatures destructrices si appréciées des Japonais, vous allez être aux anges puisque Kaijumax prend un malin plaisir à jouer avec toutes les figures du genre. Tous les monstres répondent présent et même leurs adversaires, incarnés par une version archétypale du très connu Ultraman, père des super-sentaï. Dans ce premier tome, vous allez découvrir que l’on peut pondre des boules d’uranium pur et avoir un petit cœur meurtri par un passage injuste en prison.

Un crossover malin

Kaijumax n’est autre que le nom d’une prison pour monstres géants, gardés par une équipe de soldats capable de revêtir une combinaison protectrice les faisant prendre la taille de leurs prisonniers. Quand un monstre sème la terreur quelque part et qu’il est appréhendé, il rejoint Kaiju Max. On a donc une prison à la taille d’une île, répondant à tous les codes carcéraux : les caïds font ce qu’ils veulent et les trafics sont légion, tout comme les gardiens véreux et les règlements de comptes.


Le mélange de genres proposé par Zander Cannon fonctionne très bien. Il oscille subtilement entre hommage et parodie, ce qui provoque quelques sourires de connivence pour qui maîtrise les références, mais ne transforme pas le tout en galéjade. En suivant un père de famille catapulté en prison sans raison, l’auteur veut aussi développer la tension propre aux récits de prison et à ceux d’évasion... Alors même si les situations s’avèrent parfois cocasses, le lecteur s’attache facilement aux personnages, tout comme il en détestera viscéralement d’autres. La pression monte intelligemment tout au long de ce volume, suivant les méandres des fausses pistes et autres retournements de situation appréciables.

Le dessin de Cannon permet ce juste équilibre des tons. Pour mettre en scène des lézards bipèdes, des robots destructeurs et des humains à taille de géant, il propose un trait plutôt rond, avec un encrage sobre qui ne cherche pas à noircir l’ambiance et fait mouche dans ses références. Fun mais pas décérébré, l’hommage Kaijumax plaira donc à tous ceux qui s’éclatent quand Godzilla et ses semblables viennent mettre l’humanité face à ses erreurs.

Article publié dans le magazine Zoo n°72, en librairie le 9 juillet.

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