ZOO

Lonely World T.2 (Septembre 2021)

couverture de l'album Lonely World T.2

Éditeur : Ki-oon

Scénario : Iwatobineko

Collection : Seinen

Genres : Manga, Seinen

Prix : 7.90€

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La critique ZOO

Note ZOO 5.0

Scénario

5.0

Dessin

5.0

Les humains ont visiblement disparu, laissant derrière eux des golems utilitaires désemparés. C’est au dernier être vivant, amnésique, de recoller les morceaux dans Lonely world chez Ki-oon.

Lonely world (littéralement un pays sans humains, en japonais) laisse à croire que l’humanité s’est évaporée. Cette civilisation basée sur le soutien robotique systématique aurait a priori creusé sa propre tombe. C’est en tout cas ce que découvre petit à petit Shii, jeune fille sans a priori ni souvenirs qui arpente une cité pas tout à fait abandonnée. Bien qu’elle soit clairement la dernière entité de chair et de sang à battre le pavé de ces rues moribondes, elle n’est pas la dernière habitante des lieux. De multiples créatures manufacturées à la programmation complexe, appelées golems, continuent d’exister, mimant un semblant de vie quotidienne qui s’étiole à mesure que l’infinie absence d’humain ronge leur raison d’être. Shii profite alors d’un statut à part troublant : si une immense partie des golems ressent le besoin obsessionnel de la servir, les systèmes de régulation la voient comme un élément administratif perturbateur à supprimer séance tenante. Shii n’aurait alors pas pu survivre sans l’intervention de Bulb et de Mui-Mui, deux golems déréglés aux comportements protecteurs prioritaires.

Le tome 2 Lonely World est disponible à partir du 2 septembre

Le tome 2 Lonely World est disponible à partir du 2 septembre
©Ki-oon 2021


THE MOST LONELIEST WORLD OF MY LIFE

L’ambiance et le rythme de Lonely world rappellent fatalement d’autres séries. On pensera à Somali et l’esprit de la forêt (Komikku) pour sa quête d’une humanité aussi disparue que dangereusement convoitée, puis plus subtilement à Shadow house (Glénat) pour sa construction d’univers minutieuse et pourquoi pas L’Enfant et le Maudit (Komikku à nouveau), pour la palette d’angoisses enfantines. Lonely world repose donc sur des bases narratives solides. Son environnement visuel diffère agréablement des normes fictionnelles scientifiques, évacuant le métal froid et rouillé systématique à la Blame pour la chaleur d’une civilisation stylisée avec soin. La série questionne sur les limites du système, sur l’autonomie et la consommation, en troublant la perception que l’on peut avoir des protagonistes, automates à la technologie si pointue qu’on en oublie leur artificialité.


Article publié dans le Mag ZOO N°83 Septembre-Octobre 2021

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ZOO 83
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