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Je crois que mon fils est gay - T1 (Mai 2021)

couverture de l'album

Série : Je crois que mon fils est gayTome : 1/1Éditeur : Akata

Scénario : Okura

Collection : Medium

Genres : Manga, Seinen

Prix : 7.55€

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La critique ZOO

Note ZOO 5.0

Scénario

5.0

Dessin

5.0

Dans les mangas, les relations gays masculines sont peu développées d’un point de vue réaliste. Ici, Okura brise les tabous de l’homosexualité au Japon quand on est un adolescent gay!

On suit le regard bienveillant de Tomoko, mère de Hiroki, un jeune adolescent en pleine découverte de son orientation sexuelle. Hiroki pense très bien savoir cacher son orientation, mais c’est sans compter ses nombreuses gaffes qui font doucement rire sa mère. Le jeune adolescent passe par toutes les situations et questionnements amoureux de son âge, et il est difficile de ne pas sourire devant sa maladresse. Seulement voilà, Hiroki fait aussi face à la peur du rejet de son père pour son homosexualité, ses doutes sur une future parentalité, ou simplement l’impossibilité de se tenir la main en public.




Hiroki pense très bien savoir cacher son orientation, mais c’est sans compter ses gaffes

Hiroki pense très bien savoir cacher son orientation, mais c’est sans compter ses gaffes
© Akata, éditions 2021



Heureusement, sa mère et son petit frère sont là pour l’aider et le soutenir. Même si Hiroki n’en sait rien !

Lire une œuvre de ce type, à la vision à la fois réaliste et positive, est très rafraîchissant. Il faut dire que la communauté LGBTQIA+ du Japon est sous-représentée dans les mangas. Ou alors elle est totalement mise en scène et sexualisée comme dans les Yaoi et les Yuri. Ce n’est pas du tout le cas ici, Je crois que mon fils est gay se positionne comme éducatif. Le père de Hiroki, qui pourrait être un antagoniste car il trouve les relations homosexuelles étranges, est montré d’un œil indulgent. Sa femme, Tomoko, lui suggère de mieux se renseigner avant de juger ce qu’il ne connait pas.

Ce qui fait la force de Je crois que mon fils est gay est son humanité, présente à chaque pages. Le dessin rond et travaillé juste comme il faut, adoucit les réflexions moroses que peut se faire Hiroki sur sa position en tant qu’homme gay dans la société japonaise.

Okura nous livre ici une ode à l’ouverture d’esprit et à l’amour maternel. Parce que, comme dit Tomoko « Mon fils chéri… je crois qu’il est gay…et voilà, ça fait partie de notre petite famille. »

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