ZOO

Mieruko-chan, Slice of Horror - T5 (Juillet 2022)

couverture de l'album

Série : Mieruko-chan, Slice of HorrorTome : 5/5Éditeur : Ototo

Scénario : Izumi TomokiDessin : Izumi Tomoki

Collection : Seinen

Genres : Manga, Seinen

Prix : 7.99€

ma collection
mes souhaits
mes lectures
série

Treize (mille) fantômes

Note ZOO 3.0

Scénario

3.0

Dessin

3.0

Déjà 5 tomes d’angoisse pour Mieruko-chan qui ne peut en parler à personne. Chez ZOO MANGA, nous avons eu envie de l’aider à révéler ses tourments.

Mieruko-chan ne se sent pas particulièrement bénie des dieux. Elle s’est en effet mise à voir des fantômes du jour au lendemain. Ne vivant malheureusement pas dans un shônen grand public, ses revenants sont aussi tordus, glauques et traumatisants que potentiellement dangereux. Ils stagnent dans la rue, collent des usagers de bus, croupissent dans des recoins immobiliers, psalmodient des injures ou des injonctions et cherchent invariablement à croiser son regard. Ils viendront dépecer l’impuissante néophyte si elle leur répond ou montre la moindre once de réaction. Elle le sait, elle le sent. Hormis cette toute nouvelle prédisposition à la perception, la pauvre n’a aucun pouvoir répulsif et sa seule défense prendra la forme d’une indifférence feinte qui lui demandera une maîtrise d’elle-même démesurée.

Mieruko-Chan, Slice of Horror, Tome 5

Mieruko-Chan, Slice of Horror, Tome 5
© MIERUKO-CHAN ©Tomoki Izumi/2019 published by KADOKAWA CORPORATION

Le vrai courage des faibles

Mieruko est en pleine histoire d’horreur et n’y peut absolument rien. Les mignonneries de sa vie scolaire sont totalement éclipsées par l’intrusion incessante d’amalgames ectoplasmiques déments, de démons grotesques avilissants, répugnants, dégradants dont la juxtaposition est saisissante et ses maigres solutions ne font qu’envenimer les choses. La pauvre est terrifiée et se retient bien souvent de fondre en larmes. Ce sont les effets de surprises et les quiproquos rythmant sa vie quotidienne qui impriment un vernis comique plus léger à une série qui, sans ces brefs pouffements, serait une véritable descente aux enfers qu’elle ne peut que tenter d’ignorer avec ferveur.

Haut de page

Commentez et critiquez

1200 caractères restants