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Murcielago - T1 (Octobre 2018)

couverture de l'album

Série : MurcielagoTome : 1/3Éditeur : Ototo

Scénario : YoshimurakanaDessin : Yoshimurakana

Genres : Humour, Manga, Seinen

Public : À partir de 16 ans

Prix : 7.99€

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La critique ZOO Le Mag

Note ZOO Le Mag 4.0

Scénario

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Dessin

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Aussi inquiétant que la chauve-souris à laquelle elle doit son titre, aussi impétueux que la Lamborghini du même nom, Murcielago sévit chez Ototo pour la rentrée.

© 2014 Yoshimurakana / SQUARE ENIX

Après quelques balbutiements dans les années 2010, Ototo s’affirme et propose dorénavant un catalogue fort qui oscille entre séries phares issues de romans (les fameux light novels japonais) et anti-héros radicaux. L’éditeur a pris ses marques et enclenche la seconde avec cette nouvelle aventure assez... disruptive. Car Murcielago tranche sévèrement. Dans notre petite conception de la justice, dans les codes du genre, dans nos attentes aussi. Comme les deux sombres faces de la même pièce rouillée, la série enchaine violence et sexe dans un maelström de perversions.

Si de nombreux stéréotypes sont utilisés au cours de la série, prodigalité libidinale et techniques mortelles notamment, tous nient la nécessité d’un homme, celui-ci étant relégué en figure d’aide ou d’opposition secondaire. Dans une parodie enfiévrée des groupes féminins de chocs à la Gunsmith Cats, cette clique d’intervention musclée va bien plus loin que les séries policées du passé, uniquement destinées à faire rêver sur de la femme forte et des gambettes.

No redemption

Kuroko, tueuse en série reconvertie en exécutrice officielle, travaille de concert avec Hinako, conductrice improbable, pour punir pour le compte de la police les pires criminels du Japon. Pour les monstres surdimensionnés et assassins insidieux, la seule justice qui reste semble être celle de l’extermination sanglante sans retenue ni remords.

© 2014 Yoshimurakana / SQUARE ENIX

Malgré tout, et s’en tenant pourtant à des archétypes, Murcielago arrive à rendre attachantes des personnalités étranges, équilibrant la donne en surjouant des points psychologiques pourtant irritants. Le personnage principal ne pense qu’aux délices de la chair et au meurtre sanglant, son acolyte régresse rapidement au stade de la femme-enfant quasiment en couche-culotte mais le tout, porté par un rythme aussi endiablé que surprenamment quotidien, roule sacrément bien.

Article publié dans le magazine Zoo n°67 Septembre - Octobre 2018

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