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Ping Pong (Édition Prestige) - T1 (Février 2019)

couverture de l'album

Série : Ping Pong (Édition Prestige)Tome : 1/2Éditeur : Delcourt

Scénario : Taiyou MatsumotoDessin : Taiyou Matsumoto

Collection : Delcourt/Tonkam Seinen

Genres : Manga, Récit de vie, Seinen

Public : À partir de 16 ans

Prix : 29.99€

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La critique ZOO

Note ZOO 4.0

Scénario

4.0

Dessin

4.0

Les histoires de Ping Pong, signées Taiyou Matsumoto, ont été éditées en 2019 en deux gros volumes dans la prestigieuse collection Tonkam, chez Delcourt. On y retrouve le célèbre mangaka dans une de ses plus belles créations, aussi mouvementée dans son scénario et puissante dans son dessin que la petite balle blanche.

Des histoires de lycéens qui évoluent dans le monde japonais du tennis de table. Des luttes de pouvoir au sein des clubs de chaque établissement, des rivalités obsessionnelles, des combats sans fin autour d'une table : c'est ce raconte ce premier tome de l’intégrale de Ping Pong. Le lecteur rencontre le prodige Tsukimoto, qui, bien que surdoué dans l'art de manier la petite balle, ne compte pas en faire sa vie. On croise aussi la route de Kazama, Sakuma, Hoshino, mais aussi le Chinois Wenga.

Le père d'Amer Béton propose ici une immersion dans l'univers du tennis de table japonais et les jeunes qui le pratiquent en compétition au sein de leur lycée. Le récit est plein de vie, les rebondissements nombreux et pas seulement sur les tables de ping pong. L'auteur touche du doigt, avec une grande justesse, les bienfaits et les travers de la compétition sportive grâce au regard de plusieurs personnages aux caractères ciselés.

Graphiquement, ce manga est aussi explosif que les coups spéciaux maîtrisés par ces jeunes joueurs, dont certains dépassent déjà les espérances de leurs entraîneurs. Le dessin bondissant de Matsumoto se heurte aux limites des cases pour mieux les faire exploser. Les scènes cruciales dans le déroulement de l'histoire jaillissent des pages dans un art maîtrisé que seuls possèdent certains mangakas.

Traiter le sport au cinéma n'est pas facile. Pas davantage en bande dessinée, tant l'art du mouvement peut être difficile à rendre lisible. L'auteur a le don de nous plonger dans un univers dont on ne maîtrise pas forcément les codes au départ, pour mieux le sublimer par le prisme d'une histoire haletante.

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