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The Fable - T4 (Octobre 2021)

couverture de l'album

Série : The FableTome : 4/1Éditeur : Pika

Scénario : Katsuhisa Minami

Collection : Seinen

Genres : Manga, Seinen

Prix : 8.50€

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La critique ZOO

Note ZOO 4.0

Scénario

4.0

Dessin

4.0

Katsuhisa Minami prend un plaisir visible à développer en démiurge son petit théâtre de papier, peuplé de yakuzas aux destins croisés. Et ce n’est pas de tout repos ! Un zeste d’humour, un doigt de perversion. Le cocktail fonctionne...

Fable et Yôko ont hébergé la voisine d’en face, la charmante et mystérieuse Misaki, avec qui ils ont passé une nuit bien arrosée. Au réveil, Yôko déprime : Fable a trouvé un job en journée, aussi elle se retrouve seule. L’ennui l’amène à assouvir son passe-temps favori : séduire un homme pour le manipuler... Plus l’homme est naïf, imbu de lui-même, pathétique, plus la jouissance cérébrale (et peut-être physique) de Yôko sera grande. Nous avons pu voir dans le tome 2 que sous son apparence lisse, ses relations aux hommes sont teintées d’une forme de perversion. Dans le tome 4, c’est encore plus explicite avec un jeune bellâtre qu’elle séduit dans un bar.


The Fable t.4

The Fable t.4
© Pika, éditions 2021


Fable est le personnage le moins présent de ce tome, à part quelques scènes dont celle dans laquelle un des hommes de main de Ebihara lui demande de devenir son mentor. Toutefois, Fable reste toujours aussi lunaire et difficile à cerner. Et que prépare-t-il avec ce couteau ?

Mais ce tome est surtout centré sur un nouveau personnage : Kojima, qui sort de 15 ans de prison. Il est le jeune frère de Ebihara, le lieutenant yakuza qui prenait à cœur de surveiller Fable dans les tomes précédents. Ebihara venant d’avoir un malaise cardiaque, Kojima a le champ libre pour monter un nouveau business avec des filles, sous le doux nom de « delivery health » (un sacré euphémisme). Il est l’archétype du chien fou, du yakuza violent et imprévisible. Aussi, cela déménage sec, et les hommes de main de Ebihara n’en mènent pas large. Et dans ce jeu de quilles, Misaki est à nouveau évoquée...


The Fable t.4

The Fable t.4
© Pika, éditions 2021


Les personnages de Katsuhisa Minami ne nous mènent pas forcément où on les attend. On sent une liberté de l’auteur, au-delà des codes du genre. Et, outre un dessin réaliste très plaisant à regarder, cette liberté de ton est un des plaisirs de la lecture de ce seinen. Mais n’en disons pas plus et laissons le lecteur découvrir par lui-même cet opus... avant le suivant.

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