ZOO

Larguées (Novembre 2015)

couverture de l'album Larguées

Éditeur : Desinge & Hugo & Cie

Scénario : Hélène Bruller, Sophie Chédru, Véronique GrisseauxDessin : Hélène Bruller

Genres : Humour, Récit de vie

Public : À partir de 16 ans

Prix : 14.95€

ma collection
ma wishlist

La critique ZOO

Note ZOO 2.5

Scénario

2.5

Dessin

2.0

Stella, nouvellement divorcée, se noie dans son chagrin auprès de ses deux amies, Nico et Loulou, qui connaissent bien le sujet ! Toutes deux également divorcées, les hauts et les bas rythment leur quotidien. Mais ce sont des femmes fortes ! Pas question de se laisser abattre à cause d’égocentriques… Une colère banale, trop ruminée !

Le mari de Stella demande le divorce. Louise et Nico, toutes deux divorcées, sont sur le front, prêtes à affronter la tempête de sentiments qui assaille leur amie. En effet, le deuil de ces années de mariage s’accomplit en plusieurs étapes : du choc à l’affirmation de soi, en passant par des phases de déni, de tristesse ou d’amertume…

Larguées

Résolument féministe, Larguées est un guide pratique du divorce à l’usage des femmes que la vie semble ne pas épargner. Certains hommes se comportent comme des crétins, un constat que les trois copines protagonistes s’emploient à mettre en exergue en proposant comme témoignage leur vécu : des anecdotes plus vraies que nature. La complaisance de certains chapitres entache toutefois la crédibilité de la BD qui apparaît finalement comme un « coup de gueule » contre la gent masculine, malgré l’effort fourni par la figuration de trois hommes anéantis…

Le trait d’Hélène Bruller semble s’inspirer du dessin de presse, et notamment d’artistes comme Wolinski, mais la méthode paraît laborieuse… Ces planches troublent : des caractérisations graphiques douteuses, notamment pour les personnages, des vignettes dépouillées à l’extrême et une coloration qui vient pallier la faiblesse de la composition. Le sentiment de lire une BD un peu bâclée…

Au-delà de la faiblesse graphique, l’arrogance du ton et l’humour stéréotypé aboutissent à un récit superficiel et incomplet : les hommes ne sont pas tous misogynes, les femmes divorcées ne sont pas toutes des victimes et les nouvelles compagnes, quand elles existent, ne sont pas toutes des jeunes poupées bien roulées…

Pour aller plus loin

Haut de page

Commentez et critiquez

1200 caractères restants