ZOO

Talleyrand (Novembre 2021)

couverture de l'album Talleyrand

Éditeur : Glénat BD

Scénario : Marie Bardiaux-vaïenteDessin : Andrea Meloni

Collection : Ils ont fait l'Histoire

Genres : Historique

Prix : 14.95€

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La critique ZOO

Note ZOO 4.0

Scénario

4.5

Dessin

3.5

Talleyrand sauva la France au Congrès de Vienne. Mais il fut sans doute davantage soucieux des équilibres intra-européens que de l’intérêt court-termiste d’une nation. Ce que nous enseigne avec un certain brio scénaristique cet album.

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord eut une vie si riche, si intimement mêlée aux soubresauts de l’Histoire de France de son époque, qu’il aurait été vain de tenter de la condenser en un seul album. Ce que n’ont pas fait les auteurs de ce Talleyrand, fort heureusement. La scénariste Marie Bardiaux Vaiente, épaulée par Emmanuel de Waresquiel, historien spécialiste de Talleyrand, a choisi de se concentrer sur les événements qui tournent autour du Traité de Vienne, considéré comme l’aboutissement d’un chef d’œuvre de diplomatie du diable boiteux (Talleyrand avait un pied bot).

Le récit passe rapidement sur son enfance, juste pour planter le décor et nous faire comprendre que si son intelligence ne tient qu’à lui, l’éducation que lui a donné sa grand-mère a assurément contribué à son état d’esprit. Nous passons sur ses jeunes années pour arriver à sa relation avec Napoléon, faite d’admiration réciproque et de rivalité. Les intérêts en jeu dans le Congrès de Vienne, les arrière-pensées de chacun, puis le contexte de la Restauration, sont exposés de manière suffisamment habile pour ne pas noyer le lecteur peu familier avec cette époque. Cela dit, avoir au moins un vernis de culture sur l’Europe du début du XIXème siècle aidera à mieux saisir les subtilités et les sous-jacents.



Talleyrand

Talleyrand
© Glénat, éditions 2021

Les dialogues font honneur à Talleyrand, ils sont riches, certainement nourris des mémoires (en 4 tomes) du Prince. On y retrouve bien son esprit et cela contribue à rendre la lecture savoureuse.

Le dessin d’Andrea Meloni est précis, voire précieux comme il se doit sur les décors, pour restituer le luxe dans lequel vivaient les grands de ce monde. Le visage de Talleyrand est très bien rendu. On ressent la ruse dans son expression.

La BD donne envie de lire la vie de cet homme hors normes, et c’est une bonne chose. En prime, un dossier fort intéressant en fin d’ouvrage, rédigé par Emmanuel de Waresquiel.

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