Comment voit-on les planètes et les galaxies dans un télescope ? Quelle est le lien entre une comète et les étoiles filantes ? Quelle est la taille de l'Univers ? Des questions comme celles-ci, Alex et ses parents, fans d'astronomie, en ont plein, mais ils n'ont encore jamais pu participer à une "vraie" séance d'observation du ciel. Ensemble, ils décident de partir en road-trip à bord d'une 4L de Paris jusqu'au Pic du Midi, en compagnie de leur amie Sara, astronome professionnelle.
Un voyage initiatique dont le clou du spectacle sera les étoiles filantes des Perséides, visibles dans le ciel nocturne à la mi-août. Au cours de cette expédition, vous allez découvrir avec Alex comment choisir un télescope, effectuer les réglages nécessaires ou encore distinguer les corps célestes. Et par la même occasion percer les secrets de l'Univers, depuis notre Système solaire jusqu'aux galaxies lointaines !

Astronomix

Éditeur : Dunod
Dessin : lepitechAuteur : Emmanuel Beaudoin
Collection : Dunod graphic
Prix : 22.90€
- ZOO
4.5
Scénario
4.0
Dessin
5.0

- Lecteurs0 critique
Le synopsis de l'album Astronomix
La critique ZOO sur l'album Astronomix
Le ciel est notre toit à tous, mais comment l’explorer ? En faisant de l’astronomie, pardi ! Mais comment fait-on de l’astronomie ? Avec un télescope, pardi ! Mais comment s’en servir ? En lisant Astronomix, pardi !
Faire découvrir une science aux néophytes n’est jamais chose facile. Trouver le juste milieu entre la vulgarisation et la profondeur d’un domaine de recherche est une science en soit… une science pédagogique : la médiation scientifique. Abrégeons le suspens d’emblée : en plus d’être un très bon livre d’astronomie, Astronomix est une excellente introduction à l’astronomie amateur.

Extrait d'Astronomix, par Emmanuel Beaudoin et Sylvain Rivaud
© Dunod Graphic, 2025
Il faut dire qu’Emmanuel Beaudoin est un nom connu du milieu amateur en plus d’être un auteur. Il a notamment publié chez Dunod À la découverte du Ciel (2011) et À la découverte des Aurores Boréales en France (2025). Pour Astronomix, il s’est associé à l’illustrateur et storyboarder Sylvain Rivaud… astronome amateur lui aussi. Tous les deux collaborant avec la revue Ciel & Espace, les deux auteurs ont toutes les compétences pour produire un tel ouvrage.
C’est là le point le plus appréciable de Astronomix : le discours scientifique et la description de l’activité de médiation effectuée par un animateur de club astronomique sont très fidèles à la réalité des pratiques : « Nuits des étoiles », excursions dédiées aux observations nocturnes, visites à l’Observatoire de Paris et au Pic du Midi… En outre, les personnages et leurs parcours dans le récit de la BD apportent une belle authenticité à la communauté de l’astronomie amateur en France. Sont ajoutés à cela des schémas pratiques ainsi que de succincts mais passionnants inserts techniques, notamment une double page dédiée aux différents modèles d’instruments (Lunette, télescope Newton, Schmidt-Cassegrain, etc.) et de montures (azimutale ou équatoriale). L’ouvrage fait l’effort d’aller suffisamment loin dans les explications tout en gardant à l’esprit qu’il s'adresse à des néophytes.

Extrait d'Astronomix, par Emmanuel Beaudoin et Sylvain Rivaud
© Dunod Graphic, 2025
Il constitue un excellent ouvrage introductif à l’astronomie, mais il n’est pas sans erreur.
On regrettera par exemple, page 12, une représentation de l’orbite lunaire elliptique fausse : l’apogée et le périgée de la Lune sont en réalité alignés avec les deux foyers de l’ellipse (la Terre étant à l’un de ces foyers) et non perpendiculaires.
Plus loin dans l’ouvrage, page 52, est expliqué le principe du déplacement à la vitesse de la lumière et le temps requis pour des voyages entre différents astres à une telle vitesse : il manque la précision que ce temps de voyage n’est valable que pour les gens restés sur Terre. Les voyageurs, eux, ne ressentiront pas ce temps de voyage (c’est le paradoxe des Jumeaux de Langevin). Une erreur qui se reproduit à la page 71 : ce ne sont pas des squelettes que l’on devrait retrouver dans le vaisseau spatial à la fin d’un voyage en vitesse-lumière, mais un équipage n’ayant pas vieilli, contrairement à ceux restés sur Terre (qui, eux, seront bien morts).
Enfin, page 90, il est regrettable que les proportions de grossissements de la planète Saturne ne soient pas exactes d’une focale d'oculaire à l’autre : un oculaire de 10 mm de focale devrait faire grossir Saturne de 2,5 fois sa taille apparente par rapport à celui d’une focale de 25 mm et l'oculaire de 6 mm de focale devrait faire un x4. C’est d’autant plus dommage que le texte fait l’effort d’expliciter le calcul de ce grossissement.
Certes, ces quelques détails sont anecdotiques mais dommageables face à l’ambition pédagogique que se donne l’ouvrage. Une ambition qui exige un sans-faute. Ainsi Astronomix mérite une correction de ces erreurs si une seconde édition est engagée.
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