La journée du commissaire Paul Starski commence mal : son épouse veut divorcer, son chien est mourant et une prise d'otages l'attend dans un appartement parisien. L'âme morose, il se rend sur place avec sa coéquipière, la glaciale et pragmatique Yvonne Chen, et découvre les corps d'un flic à la dérive et d'un homme d'affaires sud-africain. Tous les indices accusent Chloé de Talense, une brillante biologiste.
Starski n'ose y croire, Chloé était son grand amour de jeunesse. Afin de prouver son innocence, le commissaire prend l'enquête à bras le corps, tandis que les meurtres se multiplient. Car l'étau se resserre autour de la biologiste qui semble être le gibier d'une chasse à courre sanglante lancée à travers la capitale. Starski prend peu à peu conscience que rien n'arrêtera les tueurs. Pire, qu'à fureter au-delà des évidences, il vient peut-être lui-même d'entrer dans la Danse des Furies...

Le gibier

Éditeur : Paquet
Dessin : CallixteAuteur : CallixteAuteur adapté : Nicolas LebelTraducteur : Callixte
Prix : 19.95€
- ZOO
5.0
Scénario
5.0
Dessin
5.0

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Le synopsis de l'album Le gibier
Une nuit, deux corps
Tout démarre de façon assez classique. Dans la nuit, un vieux policier se glisse dans les traces de la femme qu’il suit jusqu’à un appartement parisien où elle l’attend. C’est un guet-apens : il n’a rien vu venir. Il s’effondre, une balle dans la tête…
Si ce polar peut apparaître, au premier abord, assez conventionnel dans son intention, des meurtres, une enquête, des policiers qui remontent des pistes, très vite pourtant cela se complique, dans cette captivante intrigue à tiroirs où l’on en vient à douter de tout et de tous, et où même le lecteur est mené par le bout du nez dès le départ.

Le début d'une intrigue captivante, dont on doit le dessin à Callixte
© Paquet, 2026
Un roman, un album
Sorti initialement en 2021, Le Gibier n’est que la première partie d’un cycle de quatre romans, à ce jour, écrits par l’écrivain Nicolas Lebel. On y rencontre le commissaire Paul Starski et sa coéquipière Yvonne Chen, sur les traces d’un mystérieux trio d’insaisissables assassins qui multiplient les cadavres autour d’eux.
Habitué aux adaptations, Callixte s’éloigne pourtant ici des ambiances d’Agatha Christie pour nous plonger dans un univers de manipulations plus sombre, qui parle d’entreprises pharmaceutiques, d’Afrique du Sud, de quelques obscurs projets eugéniques… On saute d’une piste à l’autre, dénouant les nœuds qui se présentent pour en découvrir d’autres. Dans ce scénario sans complaisance, les codes sont peut-être là, mais ils le sont pour être écartés, au profit d’un rythme effréné et de personnages plus vrais que nature, à qui rien n’est finalement épargné.
Sans être la grande sortie de ce début d’année, Le gibier reste néanmoins une excellente surprise, qui donne envie de dévorer le roman, voire d’attendre avec impatience la suite en bande dessinée.
Article publié dans ZOO Le Mag N°108 Janvier-Février 2026
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