Le conte que vous croyiez connaître vire au cauchemar ! Dans cette version trash et sanglante, le Petit Chaperon Rouge traverse la forêt avec son célèbre panier de victuailles⦠ainsi qu'une tronçonneuse ! Entre les hordes de zombies et le Grand Méchant Loup, elle va devoir découper pour survivre... et peut-être trouver le grand amour. Un classique revisité en manga gore et déjanté ! Et en bonus, 6 épilogues alternatifs imaginés et dessinés par : Elsa Brants (Save me Pythie, Myrtis) Guillaume Lapeyre (City Hall, Les Légendaires - Saga) Nicolas David (Meckaz, Droners - Tales of Nuï) Reno Lemaire (Dreamland) Romain Lemaire (Everdark) Shonen (Outlaw Players, Dark Souls Redemption)

The Fucking Petit Chaperon Rouge of The Dead

Delfosse minh Truong, Delfosse anne Truong, Reno Lemaire, Shonen
Éditeur : Uppercut
Auteur : Delfosse minh Truong, Delfosse anne Truong
Collectif : Renaud Lemaire,
Prix : 12.00€
- ZOO
3.0
Scénario
3.0
Dessin
3.0

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Le synopsis de l'album The Fucking Petit Chaperon Rouge of The Dead
The Fuckin’ Petit Chaperon Rouge of the Dead : Anne & Minh déchaînent le conte
Le duo Anne & Minh revisite Le Petit Chaperon rouge dans un one-shot gore, drôle et profondément humain. Une réécriture trash du conte, inspirée de Perrault, enrichie de clins d’œil au manga francophone et portée par un souffle dark fantasy réjouissant.
Fiers représentants de la nouvelle vague du manga francophone, Anne & Minh avaient déjà marqué les lecteurs avec Ichigo Stories. Ils reviennent en force avec The Fuckin’ Petit Chaperon Rouge of the Dead, un one-shot explosif publié chez Uppercut Éditions.
Le projet naît presque par accident : un livre illustré destiné à leur fille cadette, férue de loups. En se replongeant dans les versions du conte, le couple tombe sur celle de Charles Perrault (1697), brutale et désespérée, puis sur l’adaptation plus morale des frères Grimm. « On voulait faire quelque chose de mignon… mais la version Perrault nous hantait encore », racontent-ils. De là naît une idée folle : créer la version trash pour adultes qu’ils auraient voulu lire. Mais derrière le gore, le manga porte une dimension intime : « On l’a écrit en pensant à notre fille aînée qui quittait la maison. On voulait parler du passage à l’âge adulte, de la confiance, des limites à poser face aux autres. »

Anne & Minh proposent une réécriture trash du Petit Chaperon Rouge, inspirée de Perrault
© Uppercut, 2026
C’est ainsi que Lulu surgit, tronçonneuse customisée en main. Une arme choisie pour son énergie visuelle, loin des épées classiques. À ses côtés, Jean, jeune homme timide, incarne l’antihéros que l’on apprend à aimer, en contraste frontal avec Sébastien, beau parleur manipulateur. « On voulait que les lecteursle détestent immédiatement. »
Le manga se permet même un jeu méta réjouissant : de nombreux zombies reprennent les traits de personnages emblématiques du manga francophone (Outlaw Players, Dreamland, Everdark, Save Me Pythie, MechaZ, City Hall). « On est amis avec ces auteurs. On leur a demandé si on pouvait zombifier leurs persos. Ils ont tous dit oui avec enthousiasme ! »
Gore, humour… et un twist mémorable
Sans divulgâcher, la scène finale impliquant la grand-mère et Sébastien renverse les attentes. Présente dès le premier synopsis, elle interroge : qui est vraiment le méchant ? Une ambiguïté qui donne une profondeur inattendue à ce récit pourtant barré.
Autre personnage marquant : le chasseur, armé d’une sulfateuse à la Expendables. Visuellement inspiré d’Overkiller, il symbolise l’esprit pop et régressif du projet. Les auteurs s’amusent même à glisser un clin d’oeil au sketch des Inconnus sur les chasseurs.
Cette atmosphère décomplexée se prolonge grâce aux épisodes bonus réalisés par Shonen, Reno Lemaire et d’autres figures du manga francophone. L’idée vient d’une discussion informelle avec Shonen, qui propose une collaboration. Trop compliqué à intégrer dans l’histoire ? Qu’à cela netienne : l’équipe crée des épilogues alternatifs, véritables portes ouvertes vers un univers étendu.
Une suite ? Un spin-off ? « Tout est possible. On a des idées plein la tête : l’histoire des parents de Lulu, celle du chasseur, d’autres contes revisités en mode trash… Rien n’est figé. »

Extrait de "The Fucking Petit Chaperon Rouge of the Dead" de Anne et Minh
© Uppercut, 2026
Le one-shot, laboratoire du manga français
Habitués aux formats courts, Anne & Minh revendiquent le one-shot comme la meilleure école pour débuter en manga. « On ne commence pas un marathon par 42 km. Le one-shot permet de tester, d’apprendre, surtout de finir un projet. C’est hyper gratifiant. »
Après les 220 planches du Chaperon Rouge, ils envisagent désormais une série courte de deux ou trois tomes.
Le succès de la campagne Ulule les a d’ailleurs confortés : leur communauté historique a répondu présent, mais le projet a aussi attiré un public beaucoup plus large, notamment via la possibilité d’être « chasseur légendaire » dans le manga.
Le duo conclut avec un message qui leur tient à coeur : « Merci à celles et ceux qui nous soutiennent. Et surtout : lisez du fuckin’ manga français ! » Un cri du coeur qui résume parfaitement leur énergie et leur engagement.
Article publié dans ZOO Manga N°23 Janvier-Février 2026
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