Angleterre, fin de la Première Guerre mondiale. Mère de famille nombreuse, infirmière de son état, Mary-Ann Bevan développe une maladie qui déforme progressivement son corps jusqu'à l'empêcher d'exercer toute activité professionnelle.Acculée par la maladie et son veuvage, elle s'inscrit au concours de la "femme la plus laide possible" organisé par l'antenne anglaise du cirque américain Barnum & Bailey, afin de subvenir aux besoins de sa famille. Une fois couronnée, elle accepte de s'enrôler et d'exhiber sa présumée monstruosité dans les freak shows, aux côtés d'autres "monstres humains" aux malformations physiques hors-normes.C'est aux États-Unis, à Coney Island -- où les freaks sont présentés comme de grands artistes et leur popularité immense -- qu'elle gagne le surnom de "femme la plus laide du monde" dont elle tire fierté et richesse... Elle peut ainsi réaliser son rêve : financer de bonnes études à ses enfants, leur donner les...

Mary Ann Bevan - La femme la plus laide du monde

Éditeur : La Boîte à Bulles
Scénario : Alice GeslinDessin : Jean-cômeColoriste : Jean-côme
Prix : 22.00€
- ZOO
4.5
Scénario
5.0
Dessin
4.0

- Lecteurs0 critique
Le synopsis de l'album Mary Ann Bevan - La femme la plus laide du monde
Beauté intérieure
Mary Ann Bevan n’est pas gâtée par la vie. Dans le Londres du début du XXᵉ siècle, il va falloir une sacrée ressource à cette mère de famille au physique ravagé par la maladie. Mais c’est la grande période des freakshows… Une BD humaine et entraînante.
Au XXᵉ siècle, en Angleterre, Mary Ann Bevan est contrainte de concourir au titre de « femme la plus laide du monde » pour subvenir aux besoins de ses quatre enfants. Il faut dire que l’ancienne infirmière, altruiste comme peu, n’a pas été épargnée par l’existence. Des douleurs et migraines ont rapidement entraîné une acromégalie (croissance exagérée des extrémités et du visage) qui a saccagé son physique.
« Mes mains, mes pieds sont ceux d’un géant. Ma tête, celle d’un ogre… Je suis un monstre », se lamente la pauvre femme. Devenue veuve, il lui faut malgré tout garder la tête haute, aussi vilaine soit-elle devenue. Qu’à cela ne tienne : elle va se faire un sacré nom dans les freakshows, ces grands spectacles de foire où le peuple vient se repaître des curiosités humaines.
Freakshows and co
Alice Geslin distille un scénario construit avec humanité et recul. On assiste sans curiosité malsaine à la vie de celle qui dut lutter contre vents et marées et affronter la méchanceté des hommes pour avancer. Malgré tout. L’histoire nous emporte dans le tourbillon de ce siècle avec son lot de violence et d’injustice. L’autrice dépeint une société anglaise inégalitaire et révoltante à travers le parcours à rebondissements d’une héroïne pas vraiment comme les autres.
Le dessin entraînant de Jean-Côme n’est pas étranger à cette belle bande dessinée qui s’avale comme une pinte de bonne bière. Au contraire : ses personnages attachants, en particulier les membres du freakshow, ne laissent pas indifférents. Ils sont le reflet d’une société qui a toujours écarté les différents, parfois jusqu’à l’extrême. Cette BD leur rend un vibrant hommage.
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