Après six années d'une vie en solitaire, Troy Falconer retourne dans la petite ville où il a grandi. Débute alors un road trip sombre et désespéré à travers les paysages austères du Texas. Quand il apprend que la femme de son frère s'est enfuie avec le maigre pécule hérité de leur père, Troy Falconer décide de tout faire pour retrouver l'argent. Débute alors un road trip à travers le Texas. Mais une passagère non déclarée se trouve à l'arrière de leur voiture.
Les deux frères ne sont dès lors plus simplement recherchés pour un banal vol de véhicule, mais pour kidnapping.

Presidio

Bertrand Denoulet, Simon Treins, Guiu Vilanova
Éditeur : Delcourt
Dessin : Guiu VilanovaAuteur : Simon Treins
Dessinateur de Presse : Bertrand Denoulet
Genres : Aventure
Prix : 16.95€
- ZOO
4.0
Scénario
4.0
Dessin
4.0

3.8
2 notes pour 1 critique
Le synopsis du comics Presidio
La critique ZOO sur l'album Presidio
Un appel, une fuite, une dette fraternelle : il n’en faut pas plus pour déclencher un voyage dont nul ne sortira indemne.
Troy Falconer mène une vie en marge. Toujours sur la route, il subsiste en dérobant voitures et argent, de quoi payer quelques nuits de motel avant de disparaître à nouveau. Il ne s’attache à rien ni à personne. Jusqu’au jour où un appel à son frère Harlan, resté dans leur petite ville du Texas, vient bouleverser sa trajectoire : sa belle-sœur a disparu, emportant toutes les économies du couple.

Presidio, par Simon Treins et Guiu Vilanova
© ditions Delcourt, 2026 — Treins, Vilanova
Sans hésiter, Troy décide de rentrer pour aider Harlan à la retrouver. Mais les repères ont changé. La maison familiale, hypothéquée, a été saisie par la banque, et Harlan a dû partir. Troy, qui préfère voyager de nuit pour ne pas attirer l’attention lorsqu’il conduit des voitures volées, finit par localiser son frère. Après de brèves retrouvailles, les deux hommes prennent la route à bord du vieux pick-up d’Harlan, plus discret que la voiture flambant neuve subtilisée par Troy. Commence alors un périple incertain, où rien ne va se passer comme ils l’imaginaient.
Cette bande dessinée adapte le premier roman du critique d’art Randy Kennedy, profondément marqué par ses racines texanes. Simon Treins en propose une transposition efficace, recentrant l’intrigue pour en extraire l’essentiel. Les premières séquences, consacrées à l’errance solitaire de Troy, auraient pu s’avérer délicates à mettre en images ; elles trouvent pourtant un rythme juste, révélant en quelques scènes la complexité du personnage.

Presidio, par Simon Treins et Guiu Vilanova
© ditions Delcourt, 2026 — Treins, Vilanova
Au dessin, Guiu Vilanova, artiste espagnol formé dans l’univers des comics, déploie un style réaliste solide et expressif. Son sens du mouvement, son goût pour les paysages américains et les carrosseries rutilantes servent parfaitement ce récit ancré aux États-Unis. La mise en page, dynamique et soignée, accompagne la tension narrative, même si certains gros plans souffrent d’un encrage un peu appuyé. À la croisée des traditions américaine et franco-belge, l’album séduit par son atmosphère et sa maîtrise.
Haut de pageCommentaire et critiques (1)
3.5
Simon Treins offre un scénario basé sur la relation fraternelle constitué de rancoeur, de non dits, avec une narration sèche et minimaliste, Troy Falconer de retour à New Cova avec ses démons du passé, son frère l'embarque alors dans une virée improvisée pour recherché sa femme, en route ils rencontrent une jeune fugueuse, où le lecteur est immerger dans un road-movie qui se transforme en une confrontation intime. La mise en scène est simple et clair, la palette de couleurs des graphismes donne une atmosphère étouffante par la chaleur, les errances et la tension, le rythme est lent, des personnages qui perdent leurs repères, une intrigue psychologique en compagnie d'anti-héros.
Le 16/03/2026 à 21h12

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