Une SF visionnaire
Après les monumentaux Shangri-La et Carbone & Silicium, Mathieu Bablet clôt brillamment son triptyque avec Silent Jenny, un récit post-apocalyptique crépusculaire aux allures presque prophétique...
4 novembre 2025
-Interview


Éditeur : Rue de Sèvres
Auteur : Martin Robic
Préface : Mathieu Bablet
Collection : Label 619
Prix : 21.90€
Scénario
Dessin

La Nuit Sans Fin. Une fête mystérieuse a lieu dans une ville reculée, dont on dit que lorsqu'on y assiste, c'est comme si elle durait éternellement. Dorothée s'y rend pour effectuer un reportage sur cette célébration entourée de questions sans réponse. Violette l'accompagne, tant pour lui rendre service que pour se changer ses propres idées. A force de rencontres et de visites d'endroits plus fantastiques et merveilleux les uns que les autres, elle commence à en oublier le mal qui la ronge.
Mais peut-on réellement fuir ses problèmes éternellement ? Martin Robic livre un récit à fleur de peau et d'une grande sensibilité sur le mal-être et la mélancolie. Une invitation au voyage, aux rencontres, à tisser des liens : une pulsion de vie.
La nuit sans fin, c’est le nom d’un festival qui se tient tous les ans, dans une ville plutôt reculée. Une ville qui vit au rythme d’une soirée qui n’en finit pas, dont la grandeur attire les fêtards de tout horizon pour une nuit. Une nuit qui promet d’être inoubliable.

Une fête sans fin, un album qui pointe du doigt l’irrationalité de la dépression, ses certitudes et ses chimères © Label 619/Rue de Sèvres, 2026
Dorothée n’est pas une fêtarde. Elle est journaliste et décide de se rendre au festival afin de découvrir qui se cache derrière l’organisation d’un tel événement. Pour l’accompagner, elle invite Violette, qui a bien besoin de se changer les idées…

Violette et Dorothée se préparent pour "La nuit sans fin", une fête qui semble n'en plus finir © Label 619/Rue de Sèvres, 2026
Aux prises avec des pensées qui l’obsèdent, Violette fait grand cas, à la fois de ce qui l’entoure et de toutes les pensées qui la traversent sans arrêt. Cette soirée va pourtant se révéler déterminante car il est impossible de fuir éternellement ce qui nous consume.

Dorothée, journaliste, a prévu de couvrir cette fête afin de découvrir qui se cache derrière son organisation © Label 619/Rue de Sèvres, 2026
Ici et là, tout le monde a une histoire. Des histoires telles qu’on les lit dans les contes, ou que l’on se remémore au réveil. Pourtant, ces histoires font de l’individu ce qu’il est, et leur véracité n’a pas d’importance. Au fur et à mesure que Violette se promène, elle fait des rencontres à la fois fantastiques et absurdes, elle entend des histoires fabuleuses et découvre des paysages enchantés. Pourtant, la solitude continue de la poursuivre, où qu’elle aille.

Violette, aux prises avec des pensées qui l'obsèdent, a besoin de se changer les idées © Label 619/Rue de Sèvres, 2026
Lors de ce festival, Violette n’y trouve pas ce qu’elle recherche mais ce dont elle a besoin. Elle trouve des demi-réponses, rencontre des âmes perdues, et surtout, elle découvre ce qui fait de l’humanité ce qu’elle est véritablement.

Une fête sans fin, premier album de Martin Robic © Label 619/Rue de Sèvres, 2026
Avec Une fête sans fin, Martin Robic signe sa première bande dessinée à l’esthétique envoûtante. La beauté du dessin entraîne le lecteur dans un voyage aussi bizarre qu’extatique, que les couleurs renforcent avec brio. Avec justesse, l’album pointe du doigt l’irrationalité de la dépression, ses certitudes et ses chimères, le tout rehaussé par un graphisme obsédant et des couleurs chatoyantes.

Une fête sans fin, un album dont le graphisme obsédant est rehaussé par des couleurs chatoyantes © Label 619/Rue de Sèvres, 2026
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