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Chroniques de San Francisco - T1 (Novembre 2020)

couverture de l'album

Série : Chroniques de San FranciscoTome : 1/1Éditeur : Steinkis

Scénario : Isabelle Bauthian, Sandrine Revel

Prix : 19.00€

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La critique ZOO

Note ZOO 4.0

Scénario

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Dessin

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28 Barbary Lane

Après le feuilleton, les romans, la série Netflix, voici l’adaptation en bande dessinée du plus passionnant soap feel good américain, né il y a plus de quarante ans !

Qui ne connaît pas Les Chroniques aura du mal à comprendre l’attachement que suscite cette série de romans ! Né en feuilleton dans un journal de San Francisco au milieu des années 1970, les chroniques vont rapidement devenir une saga littéraire incontournable, véritable emblème de la culture LGBT. Madeleine pour beaucoup de lecteurs, révélation pour d’autres, chaque adaptation de ce monument a été très attendue dans le monde entier. Bien que ces adaptations permettent de retrouver les personnages, aucune n’a jamais égalé l’atmosphère de vie et d’originalité des romans…

Inadaptable ? Sans doute : la complexité scénaristique et l’humour de ce récit choral tombent souvent à plat une fois remâchés ! Mais c’est sans peur qu’Isabelle Bauthian et Sandrine Revel se lancent dans ce défi, adaptant chaque cycle en… un volume.

L’autre maison bleue

On retrouve donc dans ce premier tome Mary Ann Singleton, fraîchement débarquée du fin fond de l’Ohio dans un San Francisco de la fin des années 1970. Provinciale naïve, la jeune femme va découvrir la ville, ses habitants, et trouver un appartement dans la pension d’Anna Madrigal, logeuse atypique. Et ça va définitivement changer sa vie… Comme la nôtre !

La densité du récit haut en couleur fait de joies comme de peines, mêlant histoires personnelles, professionnelles ou policières, sont bien présentes ici. Tout tourne autour de Madame Madrigal, véritable personnage central, point d’ancrage de la « famille » et de sa maison. Et si le dessin comme l’adaptation sont au point, on n’y perd encore une fois la fraîcheur initiale de la série. Cela reste un bon premier tome, même si les néophytes risquent d’en sortir un peu désorientés.

Hymne à la liberté, à la jeunesse et à l’anticonformisme, la série d’Armistead Maupin vaudra toujours plus la peine d’être découverte dans sa version originale, mais cette adaptation peut être la passerelle qui donnera cette impulsion aux lecteurs !


Article publié dans le Mag ZOO N°78 Nov-Dec 2020

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