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Fouché - T1 : Fouché T.1 : Le Révolutionnaire (Janvier 2017)

couverture de l'album Fouché T.1 : Le Révolutionnaire

Série : FouchéTome : 1/3Éditeur : Les Arènes

Scénario : Nicolas Juncker, Patrick MalletDessin : Patrick Mallet

Genres : Historique

Public : À partir de 12 ans

Prix : 15.00€

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La critique ZOO

Note ZOO 5.0

Scénario

5.0

Dessin

4.0

Personnage peu connu de l’Histoire de France, Fouché passera du statut de simple professeur en 1791 à ministre de la police du consulat et de l’Empire. Un destin singulier pour un homme qui ne l’est pas moins, relaté dans une BD historique intelligente.

9 Thermidor an II. Maximilien Robespierre, ex-chef de la Révolution, est assiégé dans l’Hôtel de ville de Paris. Les troupes arrivent de partout, pour en finir avec « le tyran », « maître d’œuvre de la Terreur ». Avant de se tirer une balle dans la tête qui ne fera que le blesser, Robespierre accuse Fouché d’être en partie responsable de sa chute.

Couvrant la période de 1791 à 1794, ce premier tome place le contexte de l’ascension de Fouché, dont Napoléon dira que l’intrigue lui était aussi nécessaire que la nourriture. Dans un rythme soutenu, la BD met en scène le Fouché révolutionnaire, surnommé le mitrailleur de Lyon. Immergé dans l’atmosphère délétère de la Terreur, le lecteur découvre un personnage aussi intransigeant que son époque.

Aux portes de la guillotine, Fouché a la fureur de vivre et sait bien qu’il ne survivra que si Robespierre périt. Le suivant dans son combat passionné, on se retrouve bluffé par ses méthodes, son intelligence et sa finesse d’esprit mises aux services de sa survie.

Si au premier abord le dessin peut paraître grossier, la justesse et l‘efficacité des décors, des atmosphères et des expressions des protagonistes s’imposent. Embarquant finalement dans cette période troublée, le trait est aussi servi par un découpage qui relaie l’urgence de la course contre la mort du héros.

Belle entrée en matière, ce premier tome de Fouché revient avec efficacité sur les premiers pas d'un homme aux multiples facettes.

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Commentaires et critiques (1)

Il n'est absolument pas prouvé que Robespierre se soit tiré une balle dans la tête. La thèse la plus courue est qu'il est été victime d'un tir provenant d'un révolutionnaire qui faisait partie de la meute venue l'arrêter dans la salle dans laquelle il s'était retranché avec ses acolytes.

Posté le 10/02/2017 à 08h47