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Himmler comme méchant modèle

Pour clore le dossier Moshe Geldhof, Larry B. Max va devoir remonter le fil de l’argent volé durant la Seconde Guerre mondiale. Ses recherches le mèneront sur les traces de la stratégie Hagen, que Stephen Desberg a imaginée en s’inspirant de la réalité.

Stephen Desberg a créé la première enquête de Larry B. Max, agent de l’I.R.S. en partant d’une anecdote autour d’Himmler, l’architecte macabre de la solution finale. Celle-ci se compose d’un dialogue qu’aurait eu ce nazi fanatique avec son coiffeur :
- Ah, je ne vais pas bien, Hitler vient de m’ordonner de faire disparaître 800 000 juifs d’ici la fin de semaine !
- Je comprends, quel cas de conscience ! répond le coiffeur.
- De conscience ? Pas du tout ! Le problème est que je n’ai pas de machines pour en buter autant que ça !

Même s’il n’est pas attesté historiquement, ce dialogue montre bien à quelle point l’extermination d’une population entière était, aux yeux d’Himmler, un problème pratique à résoudre et non pas un cas moral. Ce pragmatisme horrible se retrouve dans le personnage de l’officier nazi d’Auschwitz, qui semble lui emprunter aussi ses lunettes rondes.

Auschwitz et la stratégie Hagen...

Le premier diptyque d’I.R.$ rejoint aussi la réalité avec le personnage de la fille de l’officier. Elle porte un amour indéfectible à son père et au Reich, même des années après la fin de la Seconde guerre mondiale, qui n’est pas sans rappeler Gundrun Burwitz, la fille d’Himmler. Celle qu’on surnomme la « Princesse du Nazisme » a passé sa vie à défendre les nazis, travaillant sans relâche pour l’association Stille Hilfe. Elle ne jouait pas du pistolet comme la dangereuse Lenni mais reste encore actuellement une icône pour le néo-nazisme.

Extrait du T.2 de I.R.$.
Source : Bodoi n°54, Juillet 2002

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