ZOO

L'Aimé des ours

couverture de l'album L'Aimé des ours

Éditeur : Oxymore

Dessin : Przemyslaw KlosinAuteur :

Dessinateur de Presse : Julia Pinchuk

Collection : COLLECTION GENERALE

Prix : 16.50€

  • ZOO
    note Zoo4.0

    Scénario

    3.5

    Dessin

    5.0
  • Lecteurs
    note lecteurs
    0 critique

Le synopsis de l'album L'Aimé des ours

XVe siècle. Björn, dit l’Aimé-des-ours, mène une vie de solitude sur les hauteurs glacées du Groenland, en compagnie de son chien et de son faucon. Mais lorsqu’un prédateur mystérieux décime son troupeau, son destin bascule. À Brattahlid, la colonie viking survit difficilement : famine, maladies et présages funestes nourrissent les peurs. Entre la guérisseuse Vilde, les colons rongés par les rats et l’apparition d’un navire fantôme, le jeune berger se retrouve au cœur d’événements qui dépassent les légendes. Et bientôt, la Terre Verte révélera ses secrets les plus sombres…


La critique ZOO sur l'album L'Aimé des ours

Au XIVᵉ siècle, le Groenland norvégien est un territoire isolé, marqué par la raréfaction des échanges et la précarité des colonies. C’est dans ce contexte historique que s’inscrit ce récit, mêlant survie, croyances et éléments fantastiques.

Placée sous tutelle norvégienne, l’île vit coupée de l’Europe. Les liaisons maritimes se font rares, puis cessent complètement, laissant les colons livrés à eux-mêmes.  Björn Aimé-des-Ours vit alors seul dans la lande. Il veille sur son troupeau de moutons et n’a pour seules compagnies qu’un faucon apprivoisé et son chien. Un matin, en se rendant sur le plateau dominant son habitation pour retrouver ses bêtes, il découvre son troupeau massacré, les corps déchiquetés et éventrés. En cherchant à comprendre l’origine de cette tuerie, il repère d’immenses empreintes d’ours. Il les suit quelque temps, mais la piste disparaît et il lui est impossible de remonter jusqu’à l’animal.

Face à cette situation critique, Björn décide de rejoindre le village côtier le plus proche. Il emporte avec lui des fromages en cours d’affinage, espérant les échanger contre une ou deux brebis, et s’engage dans une longue journée de marche. En chemin, il est attaqué par des corbeaux ; son faucon parvient à les mettre en fuite. Lorsqu’il atteint le bourg, les pêcheurs sont en mer. À bord de frêles embarcations, ils tentent de capturer une baleine mais cette pêche tourne mal. Ce drame vient encore affaiblir une population déjà durement touchée par le manque de ressources alimentaires.

Christophe Bec traverse actuellement une période d’inspiration viking. Il signe le scénario de cet album tout en publiant parallèlement un nouveau Thorgal Saga au dessin. Si les deux œuvres partagent un décor similaire, les ressemblances s’arrêtent là. Fidèle à son style, Christophe Bec propose ici un récit fortement teinté de fantastique et d’horreur. Ce premier volet du diptyque met en lumière les conditions de vie précaires de ces Vikings isolés, ainsi que l’organisation d’une société tiraillée entre croyances païennes et christianisme. Le scénario exploite habilement un épisode peu connu de l’histoire du Groenland pour y ancrer une intrigue fantastique convaincante.

Le dessin est confié au trop rare Przemyslaw Klosin. Déjà remarqué pour son excellente trilogie Viking Jylland, publiée chez Anspach, il livre ici un travail remarquable. Son dessin réaliste, porté par un encrage fin et une mise en page maîtrisée, sert parfaitement cette histoire singulière. La mise en scène soignée assure une grande fluidité de lecture. L’auteur a également réalisé plusieurs récits contemporains, malheureusement encore inédits en français ; espérons que cet album incitera certains éditeurs à s’y intéresser. La mise en couleurs de Julia Pinchuk mérite également d’être saluée : les tonalités choisies renforcent efficacement l’atmosphère du récit. Enfin, on notera que la couverture a été réalisée par Sébastien Grenier qui n’est pas crédité dans l’album.



L'actualité autour de l'album L'Aimé des ours

Haut de page

Commentez et critiquez

1200 caractères restants