ZOO

Le sanctuaire

couverture de l'album Le sanctuaire

Éditeur : Sarbacane

Auteur :

Prix : 25.00€

  • ZOO
    note Zoo3.5

    Scénario

    3.5

    Dessin

    4.0
  • Lecteurs
    note lecteurs
    0 critique

La critique ZOO sur l'album Le sanctuaire

Un virus ayant décimé l’humanité, une famille survit, isolée. L’emprise du père va être fissurée par ses filles adolescentes qui veulent aller voir au-delà de ce qui leur est permis. Un récit survivaliste qui fait écho au discours actuel sur le patriarcat.

Une maladie transmise par les oiseaux a décimé l'humanité. Une famille survit dans les bois, en moyenne montagne. Le « sanctuaire » est la zone dont ils ne doivent pas sortir. Le climat y est rude.

Le père règne en despote « éclairé », alternant entre amour revendiqué pour sa famille et une certaine violence. La mère semble souvent être « ailleurs » et ne protège pas vraiment leurs deux filles. L'aînée, June, a connu le monde d'avant, qu'elle regrette. Sa sœur Gemma, née après la catastrophe, a été éduquée par le père à être une chasseuse hors pair. La chasse est son seul moment de liberté, surtout quand son père doit partir dans la vallée s'approvisionner en pétrole. Elle a toutefois une certaine réticence à tuer ces beaux rapaces qui tournoient dans le ciel, même si le père l’exhorte à éliminer tous les oiseaux afin d’éviter un risque de contamination.

Un jour, Gemma va découvrir un homme qui vit en haut d'une falaise, entouré de rapaces. Lui aussi porte une violence en lui. Mais il lui apprend à aimer un grand aigle… tout en ayant visiblement une relation ambiguë avec la jeune fille. Son comportement n’est pas clair. Signes des temps, les hommes n'ont pas franchement le beau rôle, dans cette histoire…

Extrait de Le Sanctuaire, par Jérôme Lavoine

Extrait de Le Sanctuaire, par Jérôme Lavoine
© Sarbacane, 2026

Le dessin réaliste de Jérôme Lavoine est exécuté d'un trait enlevé. La morphologie et les attitudes des personnages sont généralement bien troussées. Les animaux sont plein de vie et les paysages joliment rendus. Une seule couleur est utilisée pour ajouter de la matière au noir et blanc : un ton verdâtre qui cadre bien avec l’ambiance hivernale postapocalyptique.

Quelle apocalypse, d'ailleurs ? On ne la voit pas. Elle est seulement évoquée. On aurait aimé savoir comment vivent les autres survivants, s'ils sont isolés ou en société, s'ils ont retourné à l’état sauvage ou réussi à s’adapter...

Pour son second livre (après Prométhium), Jérôme Lavoine a en tout cas adapté de manière convaincante le roman de Laurine Roux.

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