Au sommet d’une montagne, une jeune fille affronte le froid et la neige. Le coeur resté en hiver, c’est alors qu’elle croise la route du Printemps.
Imaginez un monde où les saisons seraient des divinités incarnées sous forme humaine, appelées les « Agents ».
Après l’excellent Violet Evergarden, Kana Akatsuki nous revient avec un récit tout aussi touchant et profondément humain, aux accents épiques. À travers la trame mythologique, on se sent alors emporté dans la transformation de la terre, quittant la rudesse de l’hiver pour la douceur du printemps grâce à une incantation. L’agente Hinagiku, à l’air juvénile et aux traits bienveillants, est une parfaite personnification de la saison qu’elle invoque. Cependant, après avoir disparu durant dix ans, elle n’est plus tout à fait la même… marquant de nombreuses pauses lorsqu’elle parle ; en proie au bégaiement et craignant la foule, elle semble porter en elle des séquelles invisibles mais toujours présentes. Des blessures surtout intériorisées.

Extrait de "Agents of the Four Seasons, T1" de Kana Akatsuki et Suoh © Akata, 2026
Au-delà de l’intrigue fantaisiste, se dessine alors un parcours de résilience et de transformation personnelle. Le motif des saisons étant une très belle allégorie du temps qui défile, et de la vie qui persiste face aux changements. Tout cela sous les traits délicats de Nappa Komatsuda, qui réinterprète à merveille les illustrations originales de Suoh apparues dans les light novels.
Une oeuvre lumineuse et porteuse d’espoir.
Article publié dans ZOO Manga N°24 Mars-Avril 2026



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