Second manga de l’autrice-illustratrice Asuka Ishii, L’Héritière du Dragon prend d’entrée de jeu les marques d’une belle aventure.
L’héroïne de ce récit, Shan-lee, qui a tout pour porter bravement et fièrement ce blason, tente de réparer une terrible tragédie qu’elle a elle-même commise : toute à sa propre empathie envers les créatures sauvages que d’autres considèrent comme des monstres, elle a laissé s’échapper, un bref instant, la malédiction du dragon qui l’habite en secret. Bien que né de son désir de protéger son village, ce déferlement de rage et de pouvoir a laissé sa meilleure amie dans un coma presque irréversible. Horrifiée par la révélation de ses pouvoirs et de leurs conséquences immédiates, Shan-lee part en quête d’une solution pour ces deux tout nouveaux problèmes d’envergure. Sa grandeur d’âme, apte à capter l’attention de personnages placés en contrepoids du pouvoir, cristallisera aussi beaucoup de rancoeur. L’horizon restera cependant toujours lumineux lorsqu’on est à la recherche d’un dragon !

Extrait de "L'Héritère du dragon, T1" de Asuka Ishii © Glénat, 2026
Jules Verne ou Wyverne ?
La maîtrise d’Asuka Ishii se ressent intensément à travers de fabuleuses planches chargées à ras bord de son expression artistique et un personnage principal féminin, franc du collier, bouillonnant de ressources, d’espoir et d’une énergie positive propice à une aventure envers et contre tout. La sauce prend immédiatement et propulse la série dans une direction qui lui permettrait de se déployer pendant bon nombre d’excellents volumes. On y aime tout particulièrement la véhémence de la nécessité de compréhension et la capacité à prendre la responsabilité de ses maladresses.
Article publié dans ZOO Manga N°24 Mars-Avril 2026



Haut de page