Gorm puise ses inspirations dans les légendes scandinaves des sanguinaires berserkers. Neb déconstruit avec un trait efficace la figure du guerrier qui pense ici plus avec son cœur qu'avec son poing.

Extrait de planche de Gorm, de Neb (scénario, dessins) et Drac (couleurs)
© Dargaud, 2026
Objectif : fuir… Loin. Traqués par trois chasseresses et leur meute après avoir tué leur cheffe, Gorm et sa petite-fille Asta cherchent à survivre à la vengeance de leurs poursuivantes.
Aidé du sopp, mixture qui plonge quiconque s’en enduit dans une folie meurtrière, l’ancien berserker fait tout pour protéger le dernier être qui lui est cher.
Less is more
L’histoire n’est pas la plus complexe, la ligne va au plus simple, ce qui crée la force de ce récit. Son style traduit une lisibilité séduisante qui s’allie à une sobriété dans les mots.

Extrait de planche de Gorm, de Neb (scénario, dessins) et Drac (couleurs)
© Dargaud, 2026
L’histoire est violente mais l’on en comprend l’origine entre les dizaines de museaux de loups découpés : Gorm est prêt à tout pour protéger sa petite-fille qui, elle, cherche à prouver sa valeur aux yeux de son grand-père. C’est dans leur relation que se trouve la richesse de cet album.

Extrait de planche de Gorm, de Neb (scénario, dessins) et Drac (couleurs)
© Dargaud, 2026
Neb joue ainsi avec la narration, notamment avec ses double-pages. Son trait percutant laisse la place à un dynamisme bien pensé. On salue Drac à la couleur, qui accompagne avec maîtrise l’efficacité du dessin et nous plonge avec ses aplats dans une ambiance frénétique et survoltée.

Extrait de planche de Gorm, de Neb (scénario, dessins) et Drac (couleurs)
© Dargaud, 2026



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