Le baroud d'honneur des Flèches d'argent Début septembre 1939, Yougoslavie. Dominé par les écuries allemandes Auto Union et Mercedes (les Flèches d'argent) depuis le début des années 1930, le sport automobile, à l'instar des autres sports, sert aussi d'outil de propagande au régime nazi. Alors que l'Europe vacille et que la guerre devient tout aussi inévitable qu'imminente, le Grand prix de Belgrade du 3 septembre 1939 doit être l'occasion d'une nouvelle démonstration de force des monoplaces nazies.
Mais avec l'invasion de la Pologne l'avant-veille et la déclaration de guerre le jour même il marquera la fin d'un âge d'or où les héros s'appelaient Nuvolari, Lang, Müller, Stück, von Brauchitsch, Caracciola... Pris dans la tourmente, les pilotes présents n'ont plus le coeur à courir, mais les chefs de la propagande les y obligeront de force. Avec cinq voitures au départ, le Grand Prix ne restera pas dans les annales du sport automobile, ce sera juste la...

La Dernière danse

Éditeur : Glénat BD
Auteur : Youssef Daoudi
Collection : Treize étrange
Genres : Historique
Prix : 15.00€
- ZOO
3.0
Scénario
2.0
Dessin
4.0

- Lecteurs0 critique
Le synopsis du comics La Dernière danse
La critique ZOO sur l'album La Dernière danse
Au moment où l’histoire s’accélère et que le conflit mondial éclate, une ultime course automobile se joue dans une Europe au bord du chaos. Cet album nous fait revivre le Grand Prix automobile de 1939 à Belgrade, dominé par la technologie et la propagande allemande, et à un moment où bien d’autres événements tellement plus graves se déroulent.
Extrait de La Dernière danse, par Youssef Daoudi dans la Collection Treize Étrange © Glénat, 2026
À la veille de la Seconde Guerre mondiale, en 1939, un Grand Prix automobile se tient en Yougoslavie. Sur la ligne de départ, seules cinq voitures sont engagées : quatre « flèches d’argent » allemandes — deux Mercedes-Benz et deux Auto-Union — ainsi qu’une Bugatti pilotée par un pilote local, Milenkovic. Depuis le début des années 1930, les deux marques germaniques monopolisent les victoires. Le régime nazi exploite d’ailleurs la popularité de ces véhicules pour afficher la puissance industrielle et technologique de l’Allemagne.

Extrait de La Dernière danse, par Youssef Daoudi © Glénat, 2026
En cette année 1939, les Mercedes, dotées d’un moteur à l’avant contrairement à leurs rivales à moteur arrière, dominent le championnat. Les écuries se rendent à Belgrade pour une course organisée sur les pavés de la ville, à l’occasion de l’anniversaire du roi Pierre II. Les équipes sont envoyées sur place sous l’impulsion du régime nazi. La séance de qualification est prévue le 2 septembre, mais la veille, l’Allemagne envahit la Pologne. Le lendemain, dimanche 3 septembre, la Grande-Bretagne entre en guerre, bientôt suivie par la France. Alors que le destin de l’Europe bascule, les écuries doivent maintenir leurs pilotes concentrés sur la compétition.

La nouvelle bande dessinée de Youssef Daoudi, La Dernière danse © Glénat, 2026
Passionné de sports mécaniques, Youssef Daoudi se penche sur cette course au timing singulier. Il en profite pour revenir sur la légende des flèches d’argent et sur leurs différents pilotes. Au-delà du contexte exceptionnel de l’événement, l’album dépeint la vie au sein des équipes automobiles de l’époque : les rivalités entre pilotes, leurs styles de conduite, ainsi que la diversité de leurs origines sociales. Tous partagent néanmoins une même obsession : la victoire.

Extrait de La Dernière danse, signé Youssef Daoudi © Glénat, 2026
Le dessin lâché de Daoudi insuffle un véritable dynamisme aux véhicules. Comme dans ses précédents albums, il alterne entre des planches volontairement déstructurées, qui restituent le contexte, et d’autres plus classiques, centrées sur la course et ses préparatifs. Son trait nerveux donne lieu à de remarquables scènes de course.
Un album qui séduira autant les passionnés de sport automobile que les lecteurs intrigués par cet épisode singulier, en total décalage avec le contexte militaire de l’époque.
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