Elektra est enfermée dans un asile psychiatrique, privée de ses souvenirs. Comment a-t-elle sombré dans cet enfer ? Quel lien existe entre son état, une campagne présidentielle américaine et la menace d’un conflit nucléaire imminent ? Pour comprendre la vérité, la redoutable assassin devra s’évader et lever le voile sur une conspiration aux ramifications vertigineuses.

Elektra : Assassin

Frank Miller, Bill Sienkiewicz
Éditeur : Panini Comics
Auteur : Frank Miller, Bill Sienkiewicz
Collection : Marvel Prestige
Prix : 28.00€
- ZOO
4.0
Scénario
4.0
Dessin
4.0

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Le synopsis de l'album Elektra : Assassin
Mémoire en morceaux
1986, 1987 : deux années charnières qui voient l’arrivée, coup sur coup, de Batman: The Dark Knight Returns (Miller), Watchmen (Moore/Gibbons) et Elektra: Assassin (Miller/Sienkiewicz), trois publications qui changent à jamais le marché des comics US…
Il y a des œuvres marquantes, de temps à autre, qui amènent des remises en question profondes, qui transforment la vision que l’on pouvait avoir d’un art, de son potentiel à explorer, des limites à repousser.

Les comics vont progressivement s'ouvrir à une production plus adulte dans la seconde moitié des années 80 © Panini, 2026
Dans la seconde moitié des années 80, sous l’impulsion d’artistes comme Alan Moore et Frank Miller, les comics vont progressivement s’ouvrir à une production plus adulte, grâce à des projets plus ambitieux, comme les huit numéros d’Elektra: Assassin vont le prouver dès mars 1986.

Elektra : Assassin, de Frank Miller et Bill Sienkiewicz © Panini, 2026
Frank Miller et Bill Sienkiewicz sont alors au sommet de leur art : ils révolutionnent le médium, chacun de leur côté, prouvant que les comics peuvent aussi être un fabuleux laboratoire d’expérimentation. Miller nous plonge dans les pensées chaotiques de son héroïne Elektra, une tueuse au service de la Main, qui peine à se reconstruire psychiquement, mêlant passé et présent, délires paranoïaques et souvenirs nébuleux de son enfance.

Miller nous plonge dans les pensées chaotiques de son héroïne Elektra © Panini, 2026
Le récit est complexe à aborder au premier abord : on saute d’une phase de lucidité à un moment de pur désordre ; il faut alors ordonner les éléments qui nous sont offerts pour suivre la traque de cette femme qui s’enfuit du centre où elle subissait diverses tortures, poursuivie par un agent du S.H.I.E.L.D. au corps de cyborg, qui veut l’arrêter pour le meurtre d’un président sud-américain.

Elektra : Assassin, un joyau brut que Panini nous propose à nouveau dans cette très belle édition Marvel Prestige © Panini, 2026
Miller ne nous facilite pas la tâche, pas plus que Bill Sienkiewicz, qui expérimente à tout va, mais on ressort d’Elektra: Assassin subjugué par l’audace formelle de l’ensemble : le sentiment d’avoir croisé la route d’un ovni, un joyau brut que Panini nous propose à nouveau dans cette très belle édition Marvel Prestige.

On ressort d’Elektra : Assassin subjugué par l’audace formelle de l’ensemble © Panini, 2026
Article publié dans ZOO Le Mag N°110 Mai-Juin 2026
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