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La fin de la fiction

couverture de l'album La fin de la fiction

Éditeur : Dupuis

Scénario : Pierre MaurelDessin : Pierre Maurel

Prix : 24.00€

  • ZOO
    note Zoo4.5

    Scénario

    5.0

    Dessin

    4.0
  • Lecteurs
    note lecteurs
    0 critique

Le synopsis de l'album La fin de la fiction

En panne d'histoire, un enseignant et auteur de bandes dessinées cherche une issue à son blocage créatif. Il est persuadé qu'un détour par le savoir ? en l'occurrence la rencontre avec un médiéviste ? pourrait relancer la machine, mais cette rencontre ne fait qu'approfondir sa confusion. De ce faux départ naît un récit d'autofiction instable, traversé par le doute, la mauvaise foi et les contradictions de son auteur. La fin de la fiction se présente comme une mise à l'épreuve de la création elle-même. Jouant avec les formes narratives, brouillant les niveaux de réalité, superposant l'auteur et son double, ce livre interroge frontalement la notion de pureté artistique. En se mettant en scène en défenseur intransigeant d'une écriture « vertueuse », l'auteur démonte pas à pas ses propres postures, révélant combien toute création est faite de compromis, d'arrangements et de renoncements. Avec son dessin d'une lisibilité folle et son goût...

Lire le synopsis

La voix off, c’est naze

Enseignant et auteur de bandes dessinées, Marc est en panne d’inspiration. Voilà trop longtemps que son histoire de ménestrel itinérant n’avance plus. Son imagination aurait besoin d’un petit coup de fouet…

La fin de la fiction

Extrait de La fin de la fiction, par Pierre Maurel © Dupuis, 2026

Pierre Maurel, si vous lisez ces lignes, sachez que je vous déteste. Vous venez d’accomplir le livre que l’aspirant écrivain et modeste critique que je suis a toujours rêvé d’écrire. Et mon mépris pour vous n’a d’égal que mon admiration pour votre sens du verbe.

Car autant l’avouer dans la douleur la plus masochiste : La Fin de la fiction est cent fois meilleure que le minable brouillon que mon imagination a pu pondre pendant toutes ces années de doute artistique personnel.

La fin de la fiction

La fin de la fiction : au dessin bon, faussement négligé © Dupuis, 2026

C’est le genre de lecture qui rappelle au lecteur ce qu’est, véritablement, le storytelling : une évasion au naturel.

Ornithophobes, s’abstenir

Même le dessin est bon : faussement négligé, donnant la part belle aux décors, au mouvement et au dynamisme, même lorsqu’il est statique (la planche où vous parlez de béquille pour la première fois est brillante).

La fin de la fiction

Le genre de lecture qui rappelle au lecteur ce qu’est, véritablement, le storytelling : une évasion au naturel © Dupuis, 2026

Dans le vide crânien qui me sert de cervelle, le moindre adjectif élogieux résonne comme un fade euphémisme. J’aimerais m’incliner en vous remerciant pour une telle lecture, mais le sol n’est pas assez bas.

La fin de la fiction

La fin de la fiction, par Pierre Maurel © Dupuis, 2026

En écrivant tout cela, je me rends compte que j’en ai oublié mon rôle de critique BD, à savoir celui d’un guide artistique autoproclamé par des circonstances qui m’échappent ! Pardon à vous, chères lectrices et chers lecteurs de Zoo le Mag, qui cherchez une bonne BD à lire pour ce printemps. Mon conseil du mois : lisez La Fin de la fiction.

Ce n’est pas mal du tout.

Article publié dans ZOO Le Mag N°110 Mai-Juin 2026


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