Nos rêves nous appartiennent-ils vraiment ? Tout le monde rêve, mais ces rêves sont-ils les nôtres ? Qui contrôle nos pensées pendant notre sommeil ? Ginn, une jeune étudiante, fait des cauchemars terriblement perturbants mettant en scène un homme qu'elle n'a jamais rencontré. Lorsqu'elle trouve un prospectus affichant sa photo et la question : " Avez-vous rêvé de cet homme ?", elle se soumet à un entretien qui commence à déconstruire sa perception de la réalité. " Personne ne s'intéresse aux rêves des autres, dit-on. Montrez-leur ceci. Regardez-les ravaler leurs mots. Étonnamment illustré par Bailey, bâtit avec précision par Conrad, ce récit est aussi intime que l'intérieur de vos paupières et aussi effrayant que de les ouvrir et de découvrir que vos yeux ont disparu."

Une petite dose de tremblement

Michael w. Conrad, Noah Bailey
Éditeur : 404 éditions
Dessin : Noah BaileyAuteur : Michael w. Conrad
Collection : 404 Graphic
Prix : 22.50€
- ZOO
3.5
Scénario
3.5
Dessin
3.5

- Lecteurs0 critique
Le synopsis de l'album Une petite dose de tremblement
Dessine-moi un cauchemar
Ginn fait des rêves étranges : voilà plusieurs jours qu’une même personne apparaît dans ses songes. Un jour, elle voit la photo du quidam placardée sur les murs de sa ville. « Avez-vous vu cet homme ? » interroge le prospectus. Intriguée, elle décide alors de répondre à l’enquête pour comprendre ce qu’elle est en train de vivre.

Ginn fait des rêves étranges : voilà plusieurs jours qu’une même personne apparaît dans ses songes © 404 éditions, 2026
« Sous l’œil du Croque-Mitaine »
La première partie du récit se concentre sur les visions de Ginn. Le scénariste semble s’efforcer de capturer au mieux les sensations liées aux rêves. Toutefois, cette tentative se heurte à un obstacle : appréhender l’inconscient avec les codes d’un thriller horrifique. Ces objectifs sont difficilement conciliables, car dès que le rêve est dicté par une volonté de raconter quelque chose, il perd son aspect chaotique et irrationnel. Ainsi, chaque songe n'est plus réduit à ce qu'il devrait être : une expérience unique avec sa propre symbolique parfois sans logique narrative propre.

La première partie du récit se concentre sur les visions de Ginn © 404 éditions, 2026
De facture plus classique, la deuxième partie est en rupture avec la première. Notre héroïne ne distingue plus le rêve de la réalité. Le graphisme de Noah Bailey renforce efficacement le malaise. L’absence d’encrage sur certains décors rend le monde qui entoure la protagoniste incertain. L’irruption de la couleur permet, quant à elle, de développer différentes hallucinations visuelles.

Le graphisme de Noah Bailey renforce efficacement le malaise © 404 éditions, 2026
Au final, « Une petite dose de tremblements » s’avère être un honnête page-turner qui vous fera frissonner de plaisir.
Article publié dans ZOO Le Mag N°110 Mai-Juin 2026
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