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Les vents ovales - T3 : Mai 68

couverture de l'album Mai 68

Série : Les vents ovalesTome : 3/3Éditeur : Dupuis

Dessin : HorneAuteur :

Collection : Aire Libre

Prix : 26.00€

  • ZOO
    note Zoo4.0

    Scénario

    4.0

    Dessin

    4.0
  • Lecteurs
    note lecteurs
    0 critique

Le synopsis de l'album Mai 68

Alors que la colère éclate au cœur des grandes villes, Paris en premier lieu, la paisible cité de Larroque-sur-Garonne va-t-elle connaître la gronde de Mai 68 à son tour ?

Conclusion de la série Les Vents ovales.

Comme dans la capitale, la lutte des classes et les oppositions politiques vont mettre au jour de profondes et peut-être irrémédiables dissensions entre notables et patrons et mondes ruraux et ouvriers de la région. Que va devenir la charmante communauté soudée, qui se serait bien passée de tout ce ramdam pour se consacrer pleinement au ballon ovale ?


La critique ZOO sur l'album Mai 68

Un récit choral où les tensions sociales rencontrent les rêves de la jeunesse.

Dans ce troisième et ultime volume de la saga Les vents ovales, nous retrouvons l’ensemble des personnages déjà croisés dans les deux précédents tomes. L’intrigue met en lumière la manière dont, depuis deux petits villages du Sud-Ouest, on voit peu à peu monter la vague de Mai 68.

Les vents ovales T.3

Le dessin semi-réaliste de Horne, marqué notamment par certains visages aux nez exagérément longs, apporte une légère distance humoristique qui accompagne parfaitement le ton positif et souvent comique du scénario © Dupuis, 2026

Ce dernier épisode s’attache particulièrement au personnage de Monique, fille du directeur de l’usine locale, qui partage la vie d’un instituteur communiste. Cette observation intime et proche de la vie quotidienne, nous montre comment les tensions sociales et générationnelles s’expriment jusque dans les campagnes. Toujours en lien avec le rugby, la série illustre aussi la façon dont les jeunes joueurs deviennent les porteurs des idées nouvelles qui agitent alors toute la France.

Les vents ovales T.3

Restitution de cette époque finalement assez proche, mais qui paraît aujourd’hui presque appartenir à un autre monde tant la société a évolué © Dupuis, 2026

Jean-Louis Tripp et Aude Mermilliod signent une chronique sociale riche et sensible. Si la vie de ces villages est parfois idéalisée, elle révèle néanmoins avec justesse le fossé entre les générations : d’un côté, les anciens marqués par la guerre et les années de reconstruction ; de l’autre, une jeunesse désireuse de s’émanciper du cadre rigide hérité de ses aînés.

Les vents ovales T.3

L’intrigue met en lumière la manière dont, depuis deux petits villages du Sud-Ouest, on voit peu à peu monter la vague de Mai 68 © Dupuis, 2026

Chaque chapitre correspond à un mois précis, permettant aux auteurs de revenir sur les grands événements qui ont nourri cette révolution des mentalités. La mort de Martin Luther King ou encore l’arrivée de la contraception viennent ainsi ponctuer le récit et replacer l’histoire dans son contexte historique. Le regard de Monique, croisé avec celui de sa meilleure amie - une fille de paysans partie étudier à Paris - permet également de faire le lien entre l’effervescence de la capitale et ses répercussions dans les petits villages.

Les vents ovales T.3

Extrait du T.3 de Les vents ovales, un triptyque empreint de nostalgie, d’humanité et de bonne humeur © Dupuis, 2026

Horne, dont le trait peut se révéler très varié selon les œuvres, adopte ici une mise en page classique en trois bandes par page. Son dessin semi-réaliste, marqué notamment par certains visages aux nez exagérément longs, apporte une légère distance humoristique qui accompagne parfaitement le ton positif et souvent comique du scénario.

Les vents ovales T.3

Jean-Louis Tripp et Aude Mermilliod signent une chronique sociale riche et sensible © Dupuis, 2026

L’auteur restitue avec soin cette époque finalement assez proche, mais qui paraît aujourd’hui presque appartenir à un autre monde tant la société a évolué. Costumes, véhicules et objets du quotidien - de la 2CV au Solex - participent pleinement à cette immersion nostalgique. Les couleurs douces et lumineuses de Jérôme Maffre viennent enfin enrichir l’ensemble et insufflent beaucoup de chaleur au récit.

Un triptyque empreint de nostalgie, d’humanité et de bonne humeur.


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