Tango revient après une escapade des auteurs sur un one-shot. Matz y dévoile un peu plus de son passé et fait apparaître les failles d’un héros moins monolithique qu’il n’y paraît.

À la manière de la série XIII, à laquelle Philippe Xavier a collaboré, l’exploration des origines de l’aventurier permet de mieux cerner sa personnalité et ses blessures, le rendant plus humain et plus complexe © Le Lombard, 2026
Tango est au plus bas : déprimé, il se met à boire et s’isole à Rio, auprès de son vieux complice Mario, qui peine à le sortir de la torpeur dans laquelle il s’enfonce.

Le dessin de Philippe Xavier s’intègre parfaitement à cet univers sud-américain qu’il connaît bien © Le Lombard, 2026
Un jour, il est contacté par Shannon, une agente de la DEA déjà croisée dans la série. Elle lui propose une mission, mais Tango n’a ni l’envie ni l’énergie d’accepter et la repousse. Persistante, Shannon ne renonce pas et passe par Mario pour tenter de le convaincre. Elle lui montre la photo d’un chef de bande de contrebandiers sur le point de monter une opération d’envergure avec des Colombiens : acheminer une importante cargaison de drogue vers les États-Unis.

L’ensemble se prête particulièrement bien à une adaptation à l’écran, d’autant que plusieurs œuvres écrites par Matz ont déjà connu des transpositions réussies © Le Lombard, 2026
Ce qui frappe immédiatement Mario, c’est la ressemblance troublante entre cet homme et Tango : ils sont presque identiques. Pour Shannon, c’est précisément ce qui rend Tango idéal pour infiltrer le groupe. Appuyé par cet argument, Mario finit par convaincre Tango d’accepter la mission. Orphelin de père et ayant perdu sa mère très jeune, ce dernier est ébranlé à l’idée de rencontrer un homme qui pourrait être lié à son histoire familiale.

Cette intrigue explore plus profondément le passé du héros et les zones d’ombre de sa famille, renforçant l’empathie du lecteur envers Tango © Le Lombard, 2026
Après la saga du casque de Magellan, Matz prend une nouvelle direction narrative. Cette intrigue explore plus profondément le passé du héros et les zones d’ombre de sa famille, renforçant l’empathie du lecteur envers Tango.

Le découpage, très cinématographique, et la gestion du rythme donnent l’impression de suivre un film en bande dessinée © Le Lombard, 2026
À la manière de la série XIII, à laquelle Philippe Xavier a collaboré, l’exploration des origines de l’aventurier permet de mieux cerner sa personnalité et ses blessures, le rendant plus humain et plus complexe. Cette approche, bien maîtrisée, ouvre la série vers de nouvelles perspectives.

Les décors sont précis et immersifs, mais c’est surtout la qualité de sa mise en scène qui donne toute sa force au récit © Le Lombard, 2026
Le dessin de Philippe Xavier s’intègre parfaitement à cet univers sud-américain qu’il connaît bien. Les ambiances chaudes et violentes conviennent idéalement à son trait réaliste. Les décors sont précis et immersifs, mais c’est surtout la qualité de sa mise en scène qui donne toute sa force au récit. Le découpage, très cinématographique, et la gestion du rythme donnent l’impression de suivre un film en bande dessinée.

Après la saga du casque de Magellan, Matz prend une nouvelle direction narrative © Le Lombard, 2026
L’ensemble se prête particulièrement bien à une adaptation à l’écran, d’autant que plusieurs œuvres écrites par Matz ont déjà connu des transpositions réussies.

Cette approche, bien maîtrisée, ouvre la série vers de nouvelles perspectives © Le Lombard, 2026