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Journal de célibataires

couverture de l'album Journal de célibataires

Éditeur : Naban

Auteur :

Prix : 8.50€

  • ZOO
    note Zoo4.5

    Scénario

    4.5

    Dessin

    4.5
  • Lecteurs
    note lecteurs
    0 critique

Le synopsis de l'album Journal de célibataires

Est-ce que je suis « à plaindre » parce que je ne suis pas mariée ? Mami a 36 ans et n'est pas mariée. Tout le monde semble lui dire qu'elle doit être malheureuse… Mais l'est-elle vraiment ? Yukino est une femme qui hésite à renouer avec son ex-petit ami par peur de la solitude. Shimizu se consacre à son travail où elle se sent épanouie et néglige sa vie amoureuse. Mais ce quotidien, n'est-il pas le bonheur même du célibat ? Une série d'histoires interconnectées qui dépeignent avec finesse les inquiétudes et les joies du célibat à travers le regard de trois femmes modernes.


Mieux vaut être seule que mal accompagnée

Sujet crispant devant l’éternel, semi-tabou et adossé à des problématiques sociétales de longue date, le célibat ne devrait pas être un fardeau.

L’injonction à la famille, l’injonction à l’amour, l’injonction au couple sont des composantes inhérentes à la société moderne, portée aussi bien par l’entourage que par les structures sociales ou les récits culturels, dessinés ou non.

Journal de célibataires

Sujet crispant devant l’éternel, semi-tabou et adossé à des problématiques sociétales de longue date, le célibat ne devrait pas être un fardeau © Mari Okazaki, Originally published in Japan by SHODENSHA Publishing Co., Ltd., Tokyo.

Intégrées au plus profond de nous-mêmes, ces exigences se transforment en blessure lorsque l’on peine à s’y conformer. Le célibat vu par Mari Okazaki, ou du moins la douleur qu’il engendre, prend de multiples formes. L’autrice, depuis longtemps fabuleuse peintre des tourments féminins, ne mâche pas ses propos et met ici en image ce que la sociologie moderne essaie de mettre en mots.

Journal de célibataires

L’injonction à la famille, l’injonction à l’amour, l’injonction au couple sont des composantes inhérentes à la société moderne, portée aussi bien par l’entourage que par les structures sociales ou les récits culturels, dessinés ou non © Mari Okazaki, Originally published in Japan by SHODENSHA Publishing Co., Ltd., Tokyo.

« Vivre seule me fait encore plus peur que mourir célibataire"

« La femme la plus seule au monde n’est pas celle qui est seule à proprement parler, c’est celle qui ne supporte pas la solitude au point de s’accrocher à n’importe qui. » Chaque histoire courte de ce recueil naît d’une violence intime qu’il faut affronter pour espérer la surmonter.

Face à l’omniprésence des noyaux cellulaires familiaux, se construisent des célibats raisonnés, preuves de conviction et de force, encore faut-il en prendre pleinement conscience. Avec le brio humain et visuel qui la caractérise, l’autrice prend à bras-le-corps ces réflexions empoisonnées pour montrer, avec toute la lumière qui est due à ses fragiles personnages, que leur avenir ne dépend que d’elles.

Journal de célibataires

Face à l’omniprésence des noyaux cellulaires familiaux, se construisent des célibats raisonnés, preuves de conviction et de force, encore faut-il en prendre pleinement conscience © Mari Okazaki, Originally published in Japan by SHODENSHA Publishing Co., Ltd., Tokyo.

Le célibat n’est ni synonyme de solitude ni de renoncement et s’il n’est pas toujours choisi, il ne constitue pas pour autant une amputation. Qu’on se le dise.

Article publié dans ZOO Manga N°26 Juillet-Août 2026


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