Et si, comme pour Pinocchio, le plus dur était d'accepter ce que nous sommes ? Après avoir été engloutis par un gigantesque requin, Pinocchio sauve Gepetto en le ramenant jusqu'à la surface. Pour la première fois, il a agi avec responsabilité et pense être devenu "quelqu'un" . Mais son créateur meurt peu après, emportant avec lui le seul regard capable de transformer le pantin en petit garçon. Jeté comme un objet inutile, Pinocchio va se retrouver au pied d'un arbre qui va l'interroger sur son histoire.
A travers ce dialogue, celui-ci prend peu à peu conscience de sa véritable nature, jusqu'à accepter enfin qui il est vraiment. Une fable merveilleuse sur ce que nous sommes et sur ce que nous croyons être...

La vérité de Pinocchio - histoire complète

Masbou, Loïc Malnati, Béatrice Tillier
Éditeur : Bamboo
Auteur : Masbou, Loïc Malnati, Béatrice Tillier
Collection : BAMB.GD.ANGLE
Prix : 18.90€
- ZOO
4.0
Scénario
3.0
Dessin
4.0

- Lecteurs0 critique
Le synopsis de l'album La vérité de Pinocchio - histoire complète
Le pantin sur le divan
Et si le plus dur était d'accepter ce que l'on est ? Dessinateur passé par la psychanalyse, Loïc Malnati rouvre le conte de Collodi, y traque le refoulé et tend au pantin ce que le conte lui avait confisqué : un miroir. Une relecture aussi poétique que grinçante.
Pinocchio se croyait tiré d'affaire : Gepetto sauvé du ventre du requin, il était enfin devenu un vrai petit garçon. Mais la mort de son père dissipe le mirage. Le bois reprend ses droits, le pantin finit délaissé tel un jouet cassé. Adossé à un arbre parlant, il lui faut rejouer le film de sa vie, ses premiers mensonges, le renard, la fée aux cheveux bleus, et mesurer combien les épreuves censées l'humaniser l'ont coupé de ce qu'il est.

Une relecture aussi poétique que grinçante © Grand Angle, 2026
Une fable des profondeurs
Sous le vernis moral, Malnati débusque une condamnation de l'enfant sommé de renier sa nature. Le requin qui l'engloutit devient une pulsion, la fée aux cheveux bleus, une mère dévorante, et la dette envers Gepetto une faute originelle. Le geste de l'auteur tient en un objet : le miroir, refusé jadis, semé ici à foison. Pour l’enfant, voir son reflet, c'est s'appartenir.
Si la démonstration affleure parfois, elle ne vire jamais à la leçon inversée. L'album fantasque et chatoyant mue le conte culpabilisant en acte de réconciliation avec la nature humaine. « Deviens ce que tu as toujours été », c'est une belle leçon. Avait-on besoin d'un nouvel album sur Pinocchio ? Peut-être. Par ce trio ? Sûrement.
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