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Zatanna Bring Down the House

couverture de l'album Zatanna Bring Down the House

Éditeur : Urban Comics

Dessin : Javier RodriguezAuteur :

Collection : DC Black Label

Genres : Comics

Prix : 20.50€

  • ZOO
    note Zoo5.0

    Scénario

    5.0

    Dessin

    5.0
  • Lecteurs
    note lecteurs
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Le synopsis du comics Zatanna Bring Down the House

Après qu'une erreur fatale l'ait rendue terrifiée par ses propres pouvoirs, Zatanna trouve refuge à Las Vegas, où elle se produit gratuitement dans le casino le plus minable du Strip. Loin de la puissante sorcellerie, elle enchaîne les tours de passe-passe et bon marché... Du moins, jusqu'à ce qu'une mystérieuse inconnue plonge le monde de Zatanna dans le chaos, la forçant à renouer avec le monde de la sorcellerie.


Zatanna Bring Down the House

Fille du grand Zatara, un magicien créé en 1938, qui a eu ses heures de gloire auprès de Superman ou Batman, Zatanna a hérité des pouvoirs de son père jusqu’à devenir une héroïne à part entière, dont la renommée lui a permis, entre-temps, de rejoindre la Justice League. Mariko Tamari et Javier Rodriguez reviennent sur le moment où la jeune femme devient réellement une magicienne…

Ainsi, au moment où démarre l’histoire, Zatanna travaille dans un vague cabaret, au centre de Las Vegas, elle anime des numéros de prestidigitation gratuits. Toutefois, tous ceux qui viennent la voir sont épatés par l’adresse dont elle fait preuve et ce sentiment que quelque part, elle utilise vraiment la magie, bien qu’elle s’en défende à chaque fois que l’on aborde la question avec elle. Petit à petit, néanmoins, elle remarque une étrangère qui vient régulièrement l’observer lors de ses représentations. Qui est-elle ?

Elle finit par l’aborder pendant un numéro, mais la discussion tourne court, car un démon surgit sur la scène. L’inconnue se transforme alors en puissante magicienne et réussit, avec l’aide de Zatanna, à vaincre la créature. C’est le début d’un voyage qui va lui révéler des pans entiers de son passé, principalement au sujet de la disparition de son père, le grand Zatara…

Zatanna bring down the house

On comprend très bien la raison pour laquelle cette histoire a reçu, en 2025, l’Eisner Award de la meilleure mini-série © Urban Comics, 2026

Chapeau haut de forme et bas résille

Apparue la première fois dans les pages du Hawkman 4, sorti en 1964, Zatanna n’a laissé personne indifférent depuis, son look sexy jouant un rôle capital. Cette magicienne a fait partie de la Justice League, de la version Dark, aux côtés de John Constantine, et a même eu droit à ses propres aventures, qu’il s’agisse de série, de one-shot ou d’une de ses multiples apparitions ici et là. Sa plus grande particularité, c’est de formuler ses incantations à l’envers, leur donnant ainsi une aura mystérieuse. Toutefois, Zatanna ne se limite pas à son physique avantageux, c’est une héroïne au caractère très fort qui a régulièrement su s’imposer comme une figure marquante de la sphère magique de l’univers DC.

Table rase du passé

Avec cet album, cette fois, Mariko Tamaki et Javier Rodriguez entreprennent de revenir à ce moment clé où la jeune femme va décider d’assumer son héritage en devenant une véritable superhéroïne. Pour cela, elle va devoir régler ses traumas d’enfance, quitte à revenir au jour où son père, le magicien Zatara, a disparu, la laissant impuissante et désorientée, une orpheline qui va ensuite grandir en famille d’accueil, ayant oublié ce qui s’est passé cette nuit-là.

La scénariste va alors la confronter à son passé, à tout ce que cela peut signifier et à tout ce qui a pu découler de la disparition de son père. Elle est mise en présence de l’ordre mystique des Ensorceleurs dont faisait partie, jadis, Zatara. Ils l’accusent d’avoir provoqué sa disparition et de continuer à pratiquer une magie vulgaire et dangereuse. Zatanna s’interroge sur la fiabilité de sa mémoire, sur les raisons profondes de sa perte de mémoire, d’autant que chacun y va de ses explications, quitte à la manipuler et la troubler davantage. D’autant que les Ensorceleurs ne sont pas les seuls à avoir une théorie…

Zatanna bring down the house

Fille du grand Zatara, un magicien créé en 1938, qui a eu ses heures de gloire auprès de Superman ou Batman, Zatanna a hérité des pouvoirs de son père jusqu’à devenir une héroïne à part entière © Urban Comics, 2026

Ce processus narratif est plutôt adroit, car il permet d’une part de faire le point sur les bases du personnage, de lui redonner plus de fond, en dehors de sa nature superhéroïque, tout en ajoutant de nouveaux enjeux avec un passé plus clair. Peut-être que Mariko Tamaki joue pas mal avec la carte du trauma, complètement dans l’air du temps, mais c’est pour rebondir avec une personnalité plus assumée et plus enjouée ensuite. Ce qui correspond davantage à ce qu’elle va devenir.

L’écriture est très agréable et très fluide, mais c’est surtout, une nouvelle fois, le travail graphique de Javier Rodriguez qui impressionne, ajoutant une dimension presque psychédélique à certaines scènes qui colle parfaitement au scénario. C’est absolument magnifique. On comprend très bien la raison pour laquelle cette histoire a reçu, en 2025, l’Eisner Award de la meilleure mini-série.


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