L’orgueil et la démesure ont longtemps rythmé la vie du héros d’Human Nature, le nouveau projet BD de Darren Aronofsky. C’est néanmoins le moment de faire le point…
Darren Aronofsky et son complice Ari Handel ne sont pas complètement novices en matière de bande dessinée. Après avoir adapté The Fountain et Noah, ils s’adjoignent cette fois les services du scénariste Jeff Welch, à qui l’on doit Bet Your Life, et du dessinateur Martin Morazzo pour proposer cette série originale.

L’orgueil et la démesure ont longtemps rythmé la vie du héros d’Human Nature, le nouveau projet BD de Darren Aronofsky. C’est néanmoins le moment de faire le point… © Huginn & Muninn, 2026
Au départ, il y a un vieil homme, Duke, qui accompagne un groupe d’adolescents dans un parcours initiatique au-delà des limites de leur village. La première nuit commence ensuite par une histoire, la sienne, du temps où il était un homme d’affaires avide de pouvoir et d’argent, persuadé que le monde ne reposait que sur ces deux principes, qu’en dehors de son propre nombril, rien n’avait réellement d’importance. Il devint riche, puissant et bientôt… atteint d’un cancer, avec une espérance de vie réduite à quelques semaines. La promesse d’une nouvelle technologie révolutionnaire lui fait croire à une solution pour contourner la mort.
Dans un dernier élan d’humanité, il tente, en vain, de dire au revoir à sa fille, qui ignore son existence… Il finit par se retrouver dans une sorte de bulle cryogénique, avant de se réveiller étrangement dans un autre monde qui n’est ni le paradis ni l’enfer, juste un « endroit » régi par des créatures tentaculaires, les « gardiens », qui, à heures fixes, nourrissent ceux qui s’y trouvent… Duke veut alors s’enfuir, retrouver sa fille, reconstruire quelque chose. Mais avant cela, il va devoir comprendre qu’il ne s’agit que du début de son propre parcours.

Dans ce premier volume, les auteurs pointent du doigt l’hégémonie capitaliste et la déshumanisation qui en découle © Huginn & Muninn, 2026
Dans ce premier volume, les auteurs pointent du doigt l’hégémonie capitaliste et la déshumanisation qui en découle, et amènent le héros à se heurter aux limites de son ego, dans une quête initiatique sur laquelle il n’a aucune prise. Ces bases existentielles sont importantes pour la suite du récit, car elles conduiront le personnage à se redéfinir au fil des étapes qui l’attendent.
Un album intrigant.
Article publié dans ZOO Le Mag N°112 Novembre-Décembre 2026



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