ZOO

La biographie de Lucy Mazel

Luky est née en 1986 à Aurillac, un 11 août comme Enid Blyton.

Précoce, elle commence la danse classique vers trois ans et chausse les pointes à neuf. Ce qui la motive ? Le goût de l’effort, mais plus encore : l’esthétisme qui entoure ce monde de tutus et de satin. Pourtant, elle a souvenir d’avoir pleuré de douleur en coulisse avant les spectacles, les pieds meurtris par les chaussons, jusqu’à ses seize ans. Il faut souffrir pour  atteindre son idéal, la leçon lui restera.

Vient le moment du bac, Luky souhaite devenir danseuse ou archéologue, mais son professeur d’arts plastiques l’aiguille vers une autre formation. Il lui trouve un quelque chose dans les doigts. Luky poursuivra donc ses études jusqu’à vingt-trois ans dans une école d’art, cessant de faire glisser ses pieds sur le parquet, pour faire courir ses mains sur du papier. Jeffrey Jones, James Jean et Joseph Clement Coll deviennent ses principales références graphiques, tandis qu’elle se passionne pour le côté obscur des contes de fées.

Elle participe à deux Artbooks Café Salé en 2007 et 2008 chez Ankama. Puis, en 2009, elle réalise quelques illustrations pour les Poèmes érotiques chez Petit à Petit. On y note une passion sans égale pour des chevelures luxuriantes et fantastiques, qui feraient honte à la princesse Raiponce en personne. Elle révèle que c’est sa mère, coiffeuse, qui lui apprit à les dessiner.

En effet, ce qui caractérise Luky, c’est une technique de création bien personnelle. Quand elle commence un dessin, elle réalise toujours les visages en premier. « C’est pour faire connaissance avec la feuille, explique-t-elle, dialoguer avec l’ambiance. Si le courant ne passe pas, je ne force pas la rencontre. » Car Luky a compris cela : en danse comme en art, il est d’abord question d’émotion, de sentiments et de grâce.

Haut de page

Commentez

1200 caractères restants