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Gung Ho - T5 : Mort blanche (Mars 2021)

couverture de l'album Mort blanche

Série : Gung HoTome : 5/5Éditeur : Paquet

Scénario : Benjamin Von Eckartsberg, Thomas Von Kummant

Genres : Aventure, Fantastique, Science-Fiction

Public : À partir de 16 ans

Prix : 25.00€

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La critique ZOO

Note ZOO 4.5

Scénario

4.0

Dessin

5.0

Huit années et 5 tomes, la saga adolescente post-apocalyptique Gung Ho se termine donc aux éditions Paquet. Les Allemands Benjamin Von Eckartsberg et Thomas Von Kummant concluent le destin des deux adolescents Zack et Archer et de toute la colonie qui les avait accueillis. La mort blanche rôde, vous n’avez pas encore tout vu.

Jeunes contre adultes, jeunes contre jeunes, tout le monde contre les reapers, ce dernier tome est une gigantesque confrontation finale. Dans un monde aussi dangereux, les nœuds tissés par le scénariste sur les quatre tomes précédents ne peuvent que se régler dans la violence. Parce que les règles injustes et les manquements moraux ne peuvent que créer cette violence.

C’est la leçon que l’on peut tirer de ce dernier album. Von Eckartsberg ne règle pas un conflit de générations, il rappelle que la coexistence ne peut se faire que dans le respect de valeurs qui soudent le groupe.

Face aux renoncements moraux mortifères, il faut un déclencheur puissant pour briser le carcan et revenir à un vivre-ensemble qui ait du sens. Gung ho, cri révolutionnaire! Régénérer le corps social de la colonie ne se fait pas sans heurt. Mais quand un membre est pourri, il faut savoir trancher…

Actions sous hautes doses

Le duo d'auteurs livre un final totalement explosif. En dehors d’une séquence un peu apaisée, les 80 planches de cette histoire sont menées tambour battant. Thomas Von Kummant livre un véritable récit d’action comme on aime les voir au cinéma. Avec la maîtrise dont il avait déjà fait la démonstration, il déroule un enchaînement de situations de plus en plus tendues qui piègent le lecteur dès les premières pages et lui font hésiter longtemps dans les camps à choisir. Il faudra que le scénariste déclenche une mort «fondatrice» pour qu’enfin les rapports de force se cristallisent. On peut être jeune et être aussi pourri que les vieux que l’on combattait. Comment? En rejetant toute forme de responsabilité, en refusant de grandir. Est-ce la peur de vieillir qui entraîne un des groupes dans la haine et la destruction?

Cinq tomes et une saga impressionnante de maîtrise. La fin ouverte appellerait presque les auteurs à poursuivre de nouvelles aventures dans ce monde dont on sait si peu de choses. Rien n’est moins sûr. Reste donc une aventure qui aura pu entraîner des lecteurs adolescents comme des adultes dans une même communion et dans une même conclusion. Beau travail!

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