Dargaud

La fourmi
Chargé par Bonaparte de mettre la main sur une prostituée nommée Opale, La Torpille se retrouve entre les mains de La Fourmi, l'autoproclamé nouveau maître des cloaques de Paris. Après lui avoir échappé grâce à l'Ecureuil, une étrange garçonne aussi dangereuse que séduisante à la solde du redoutable Fouché, La Torpille plonge dans les bas-fonds de la capitale. Sur les traces d'Opale, il croisera toute une faune d'étranges personnages comme le mystérieux Fer-Blanc, vendeur de casseroles ambulant et inquiétant, que même La Fourmi semble redouter... Dufaux et Jamar poursuivent leur exploration du Paris du début du XIXe siècle. Loin des ors et des fastes des palais, ils entraînent le lecteur à la découverte d'un monde fascinant et méconnu : celui du Paris souterrain des truands et du petit peuple, à des années-lumière des récits historiques de nos manuels scolaires. Double Masque réunit tous les ingrédients nécessaires pour tenir le lecteur en haleine : une intrigue solide, une histoire complète en deux volumes, des personnages pittoresques et un regard inédit sur la face cachée de l'histoire de France. Dumas, Eugène Sue et les Misérables de Hugo sont les figures tutélaires de cette série où planent les ombres de Vidocq et de Rocambole...

Le meilleur du pire

P'tites histoires à l'école
Après leur magnifique Lie-de-vin, Berlion et Corbeyran retrouvent leur mascotte, Soupetard, aux prises avec son cursus scolaire. Soupetard aime bien tomber malade le jour de la compo, mais pas le jour du carnaval. C'est un enfant normal. Le jour de la rentrée, il est de mauvais poil. (C'est la moindre des choses.) Mais le jour de la sortie, la maîtresse le charge de redistribuer les bidules confisqués pendant l'année : une gomme couineuse, un chewing-gum fossilisé, 21 billes, un lance-purée, etc. Là, tout le monde est content et il est le héros. Et puis il y a les gros problèmes - le jour de la visite médicale, avec Mlle Vermifuge qui distribue l'huile de foie de morue à la louche - et les petits problèmes : où est passé le têtard à une patte ? Où planquer efficacement son carnet de notes ? Comment gagner des bons points pour avoir une image ? (En organisant un "grand pestacle de magie avec antrez peillante : 1 bon point".) Soupetard, sa soeur à lunettes, son lapin et ses copains dans une série d'histoires courtes qui sentent bon la craie, les bêtises de mômes, la débrouillardise et les grosses révoltes : "Me peigner ? Et pourquoi pas que je devrais me brosser les dents aussi ?" C'est vrai, ça. Et pis quoi encore pendant qu'on y est ?

La vraie vie
Ah, la campagne, les petites fleurs, les bébêtes qui montent qui montent, et tout et tout... Quel citadin n'a rêvé d'aller s'y ressourcer ? Manu Larcenet a chopé le virus l'an dernier. A lui et à Mariette, sa compagne, le gazouillis des oiseaux, le doux bruit des ruisseaux et tout et tout ! Quand, comme Manu, on a passé sa vie en banlieue parisienne, ça change. Toujours timide, Manu était à cent années-lumière d'imaginer que le récit de sa nouvelle vie pouvait intéresser le moindre lecteur. Et puis, il est difficile de s'occuper d'un châtaignier de 45 mètres déposé dans son jardin par des voisins sympas tout en s'observant par la fenêtre !
Heureusement, parmi les amis venus découvrir le nouveau monde de l'auteur des Cosmonautes du Futur, se trouvait Ferri, l'homme qui raconte les folles aventures d'Aimé Lacapelle, le détective paysan qui trace son sillon dans Fluide Glacial. C'est Ferri qui s'est collé au récit des avatars de nos deux citadins depuis leur arrivée aux Ravenelles, 89 habitants (dont une jolie boulangère).
Mais tout n'est pas rose quand on se met au vert ! Quel citadin exilé, n'a pas ressenti sur le coup de 18h le manque lancinant du bruit du Périf ? L'eau-de-vie de M. Henri le proprio peut consoler, mais on sent parfois le besoin d'un réconfort moral. Problème, allez dénicher un psy aux Ravenelles (89 hab.) ! Il serait plus facile d'y trouver un ancien maire ruiné par le fisc et installé, à poil et barbu, dans un arbre centenaire. C'est dire !
D'autant que certains effets secondaires sont redoutables. Manu, guitariste et chanteur punk plutôt urbain (avec des accents hardcore assez prononcés), concocte désormais des ritournelles que ne renieraient pas Francis Cabrel. C'est ça aussi, vivre aux Ravenelles (89 h.) ! Tête des Groggies, l'ancien groupe rock du Manu de Juvisy, lorsqu'ils déboulent en visite ! Ça sera l'occasion de découvrir que M. Henri se débrouille comme un chef à l'accordéon. Dès qu'il comprendra qu'il doit jouer en mi majeur et non en sol, ça promet des boeufs campagnards du feu de Dieu !

Les Projets
Manu et Mariette ont émigré à la campagne. Manu veut faire un potager et Mariette un enfant. Mais Manu, qui fête dans la liesse la naissance de son premier radis, n'assume pas l'idée de l'enfant : c'est dur d'avouer à son bébé qu'on ne sait pas changer les vis platinées. Donc, il se planque dans les cartons de déménagement, qui traînent toujours au milieu du décor.
Sans parler des pesticides du voisin — "si le vent tourne, on est morts" — et de l'affiche qu'il est censé faire pour la Fête du cochon. Bref, la vie à la campagne est anxiogène. Le tome 1 de cette aventure étant un chef-d'oeuvre, on attendait la suite avec un certain appétit. On est content. Ce tome 2, toujours traité en histoires d'une demi-page (exercice virtuose), nous raconte l'évolution d'un virage existentiel ébouriffant : le retour à la terre d'un couple de citadins.

Stella
Bienvenue à bord ! Stella, charmante hôtesse embarquée sur un cargo interstellaire, se fera un plaisir de vous servir... Malheureusement, le cargo est pris d'assaut par une bande de pirates de l'espace. Et la délicieuse Stella se retrouve livrée aux appétits concupiscents du chef des pirates. Ça s'annonce mal... Mais pas tant que ça : Stella se fait adopter par le capitaine. Elle se découvre même des pouvoirs étonnants qui font vite l'admiration générale. Jusqu'au jour où la flotte de l'Alliance s'intéresse d'un peu trop près à ses nouveaux amis... Froideval, le scénariste des Chroniques de la Lune noire, signe ici un récit de pure science-fiction mâtinée de space-opéra. C'est vif, drôle et percutant. Les dialogues claquent comme un coup de sabre-laser. Les personnages sont pittoresques à souhait, avec des méchants vraiment méchants et des pirates patibulaires - mais en réalité terriblement sympathiques. Le dessin très énergique de Francard, où se lit l'influence des jeux vidéos et de la technologie informatique la plus moderne, laisse par instants percer un soupçon d'influence de Philippe Druillet. Une série à grand spectacle très prometteuse, où l'aventure se teinte d'humour et de fantaisie...

Les aveugles
Déçus par un accueil villageois hostile, quatre aveugles (dont un qui triche et un qui est sourd, pour cause de walkman dans l'oreille) décident d'aller prendre quelque repos dans un coin tranquille. En l'occurrence, un ermitage habité par une très belle nonne plutôt bavarde, appelée "la nonne anonyme" ou "la damoiselle trop belle" - le modèle mystérieux et altier, en tout cas. Là-dessus débarque un pauvre chevalier, clin d'oeil à une autre histoire de F'Murrrr et reliquat de la cour du roi Artus (en faillite), chargé d'une quête par son secrétariat. Et puis il y a le goupil Renart et la fée Nievenne, qui entretennait jadis des rapports compliqués avec Merlin. Et tout ce beau monde crapahute sur les chemins, avec commentaires appropriés de la faune locale - lapins, chouettes, lutins, etc. Bref, c'est le bordel - mais dans un style médiéval haut de gamme, avec humour pur XIIe siècle, langage impeccablement châtié ("oncques", "je suis curieuse d'ouïr", etc.), et références pointues à tout ce qui fait le charme de l'époque. En prime, F'Murrrr dérape un peu dans le XIXe siècle, puisque le pauvre chevalier, après s'être fait arracher une oreille au combat, décide de se lancer dans la peinture des tournesols. (Les plus cultivés y verront une allusion discrète à Van Gogh). L'ambiance est à l'hystérie et le dessin d'une grande beauté (médiévale aussi). Ce petit bijou d'humour loufoque, publié initialement dans A suivre et édité chez Casterman en 1992, était devenu introuvable. Le revoilà chez Dargaud, l'éditeur qui abrite également, comme chacun sait, les bestioles absurdes du Génie des Alpages.

La piste des Sioux
En matière de western, Blueberry constitue la référence absolue. C'est en 1963 qu'est créé ce personnage pour PILOTE par Charlier et Giraud. Ils campent au départ un solide soldat qui s'affiche comme le sosie de Belmondo. La ressemblance s'estompe au fil des épisodes. Blueberry est une forte tête : teigneux, pas toujours respectueux de la rigueur militaire, indiscipliné, il n'hésite pas parfois à déserter pour remplir au mieux ses missions. Le scénario utilise tous les poncifs du Western américain avec tout ce qu'il faut de rebondissements et de personnages pittoresques (Mc Clure, Angel Face, Red Nick, Chihuahua Pearl etc. sans compter les Indiens qui sont réhabilités par les auteurs, point de vue adopté d'ailleurs dans Cartland). Parallèlement au cycle classique de la saga de Blueberry, Giraud dessine entre 68 et 70 la jeunesse du futur lieutenant. Cette "série" reprend son cours en 85 sous le crayon de Colin Wilson, très respectueux du style imposé par Giraud. Les albums ont successivement été édités par Dargaud (22 titres, l'essentiel du fond) puis par Fleurus/Hachette, puis par Novédi et enfin par Alpen pour la nouveauté dessinée par Vance. Dargaud a entrepris la réédition des albums Blueberry remaquettés et agrémentés de nouvelles couleurs.

Général tête jaune
En matière de western, Blueberry constitue la référence absolue. C'est en 1963 qu'est créé ce personnage pour PILOTE par Charlier et Giraud. Ils campent au départ un solide soldat qui s'affiche comme le sosie de Belmondo. La ressemblance s'estompe au fil des épisodes. Blueberry est une forte tête : teigneux, pas toujours respectueux de la rigueur militaire, indiscipliné, il n'hésite pas parfois à déserter pour remplir au mieux ses missions. Le scénario utilise tous les poncifs du Western américain avec tout ce qu'il faut de rebondissements et de personnages pittoresques (Mc Clure, Angel Face, Red Nick, Chihuahua Pearl etc. sans compter les Indiens qui sont réhabilités par les auteurs, point de vue adopté d'ailleurs dans Cartland). Parallèlement au cycle classique de la saga de Blueberry, Giraud dessine entre 68 et 70 la jeunesse du futur lieutenant. Cette "série" reprend son cours en 85 sous le crayon de Colin Wilson, très respectueux du style imposé par Giraud. Les albums ont successivement été édités par Dargaud (22 titres, l'essentiel du fond) puis par Fleurus/Hachette, puis par Novédi et enfin par Alpen pour la nouveauté dessinée par Vance. Dargaud a entrepris la réédition des albums Blueberry remaquettés et agrémentés de nouvelles couleurs.

La semaine des 40 heurts
Eugène Lacrymo exerce le métier de CRS. Sa mission : faire régner l'ordre, quitte à distribuer quelques coups de matraque ici et là sur les individus qui viendraient troubler l'ordre public. Bien sûr le quidam n'est pas à l'abri de quelques bavures ou d'excès de zèle, mais dans l'ensemble les CRS décrits par Achdé sont plutôt sympathiques ! Une série humoristique qui se présente sous forme de gags en une planche. Alors lisez et circulez.

Bonheur-Park
Bonheur-Park, c'est une île merveilleuse où tout le monde est gentil, où l'eau fait invariablement 26°, où la doucette, breuvage généreusement distribué, fait oublier à chacun son stress et ses malheurs. Les "temps radieux" sont en route, avec bonheur obligatoire, programmé par "les plus hautes autorités" et rendu possible par les travaux de Pior Chomsky, créateur des anges gardiens — "réalités virtuelles" chargées de veiller au bon fonctionnement de ce bonheur. Par ailleurs, le groupe politico-esthétique "Lénine Dada" fait dans le terrorisme sanglant. Et puis les "temps radieux" ne vont pas sans quelques bavures, et Pior Chomsky n'aime pas ce qu'on a fait de ses anges... Rodolphe boucle en virtuose — sur un espoir fragile, mais espoir quand même — ce thriller futuriste d'autant plus terrifiant qu'il est parfois très proche de notre présent, où sévit déjà, en plus discret, ce culte hystérique d'un bonheur vide de sens. Le dessin de Bignon, élégant et incisif, se montre aussi efficace dans les scènes d'action que dans les atmosphères plus intimes. Quant aux dessinateurs qui ont achevé l'album, ils ont réussi à se fondre dans le sujet avec le talent qu'on leur connaît, tout en apportant leur touche personnelle. Et puis cet album nous offre, en supplément, quatre pages contenant les derniers crayonnés de Bignon et le témoignage de Rodolphe — souvenir indispensable d'un grand dessinateur et ami. Cet album a forcément quelque chose d'unique. Il est fait d'amitié et d'émotion, il est la réponse magnifique à l'une de ces vacheries que la vie vous réserve. En effet, huit planches restaient à dessiner quand Alain Bignon est mort brutalement, le 17 octobre 2003. Que faire ? Abandonner ? C'était abandonner Alain et les lecteurs. Alors, sous l'impulsion de Rodolphe et des éditions Dargaud, quelques uns des amis d'Alain Bignon, dont le graphisme pouvait s'accorder au sujet, ont achevé l'album. Le relais a donc été pris par Annie Goetzinger (page 37), Maucler (38), Leo (43), Ferrandez (44), Juillard (45), Rossi (46), Mézières (47) et Cabanes (48). Rossi a également finalisé le story-board, Tranlé a achevé la couleur et Guarnido a signé la couverture. Quant aux pages 39-40-41-42, Bignon les avait terminées — les dessinateurs ne travaillent pas toujours dans l'ordre...

Le Grand Vizir Iznogoud
La légende raconte qu'à Bagdad la magnifique, un grand vizir répondant au nom d'Iznogoud, particulièrement mal intentionné, cultive l'ambition de ravir le trône du calife Haroun El Poussah. D'où son expression favorite qui revient sans cesse : "je veux être calife à la place du calife !". Secondé par Dilat Laraht, Iznogoud multiplie les tentatives les plus diverses et surtout les plus folles pour arriver à ses fins. En vain, bien sûr !
Fidèle à l'esprit des Milles et une Nuits version loufoque, les auteurs ont inventé cette série en 1962 pour RECORD. Mais c'est dans les pages de PILOTE (1968) qu'Iznogoud trouvera un réel succès Après un bref passage aux éditions Glénat, Tabary décide de s'auto-éditer en créant les éditions de la Séguinière puis les éditions Tabary. (12 albums).

Les complots d'Iznogoud
Ça grenouille dans le Califat Dilat trouve une grenouille qui est en fait un Prince victime d'un mauvais sort. Pour le délivrer, il faut lui donner un baiser, et celui qui l'a fait, redevient en son tours une grenouille. 8 Pages Les yeux gros Iznogoud embauche un hypnotiseur pour se débarrasser du Calife 8 Pages Le Philtre occidental Le Grand Vizir achète un philtre occidental qui rend léger pour le donner au Calife afin qu'il s'envole pour toujours 8 Pages La machine à remonter le temps Iznogoud a découvert une machine à remonter le temps. Il veut y envoyer Haroun el Poussah pour devenir Calife! 8 Pages Le pique-nique Le Grand Vizir veut amener le Calife en pique-nique dans le désert pour ensuite l'abandonner et le laisser mourir de soif 8 Pages Chassé Croisé Iznogoud se procure une coupe qui fait interchanger de corps. En buvant avec le Calife, son esprit irait dans celui du Calife, et vice versa. 8 Pages

Une carotte pour Iznogoud
La légende raconte qu'à Bagdad la magnifique, un grand vizir répondant au nom d'Iznogoud, particulièrement mal intentionné, cultive l'ambition de ravir le trône du calife Haroun El Poussah. D'où son expression favorite qui revient sans cesse : "je veux être calife à la place du calife !". Secondé par Dilat Laraht, Iznogoud multiplie les tentatives les plus diverses et surtout les plus folles pour arriver à ses fins. En vain, bien sûr !
Fidèle à l'esprit des Milles et une Nuits version loufoque, les auteurs ont inventé cette série en 1962 pour RECORD. Mais c'est dans les pages de PILOTE (1968) qu'Iznogoud trouvera un réel succès Après un bref passage aux éditions Glénat, Tabary décide de s'auto-éditer en créant les éditions de la Séguinière puis les éditions Tabary. (12 albums).

Le jour des fous
La légende raconte qu'à Bagdad la magnifique, un grand vizir répondant au nom d'Iznogoud, particulièrement mal intentionné, cultive l'ambition de ravir le trône du calife Haroun El Poussah. D'où son expression favorite qui revient sans cesse : "je veux être calife à la place du calife !". Secondé par Dilat Laraht, Iznogoud multiplie les tentatives les plus diverses et surtout les plus folles pour arriver à ses fins. En vain, bien sûr ! Fidèle à l'esprit des Milles et une Nuits version loufoque, les auteurs ont inventé cette série en 1962 pour RECORD. Mais c'est dans les pages de PILOTE (1968) qu'Iznogoud trouvera un réel succès Après un bref passage aux éditions Glénat, Tabary décide de s'auto-éditer en créant les éditions de la Séguinière puis les éditions Tabary. (12 albums).

Le regard des jours
Depuis plus de 5 ans, chaque semaine dans La Croix, Annie Goetzinger illustre la chronique ''L'humeur des jours''. Voici pour la première fois un recueil des plus beaux dessins parus, commenté par Bruno Frappat. Un panorama doux-amer de l´actualité contemporaine.

Le Vaste Monde
Ça y est, Mariette est enceinte. Manu aussi. Alors, il potasse Laurence Pernoud, qu'il trouve très évasive sur les affres du futur papa, et il s'entraîne activement — avec simulation du jour J, valises dans le vestibule et repérage du trajet. Bref, il s'angoisse.
Pour se détendre, il va au festival de BD de Château-Moignon. Ça ne le détend pas, mais il se fait un copain — le lama Dondup, dessinateur tibétain exilé — et remporte la Gomme de Bronze. Et puis, évidemment, il rate la naissance. Pendant qu'il erre dans la neige, occupé à traquer un sanglier fictif, le bébé naît grâce aux bons soins de la vieille Mortemont — qui, contre toute apparence, fut (jadis) jeune, amoureuse, résistante et sage-femme. Les gens sont stupéfiants.

Yvan et la banquière
Le journaliste Yvan Klébert a quitté son journal et rompu avec les "affaires", la politique et le stress. Ce qu'il veut, c'est écrire un roman d'amour. Mais Chantal Dinéro, femme d'un financier véreux (et dangereux) qui l'a manipulée, le contacte. Cancéreuse en phase quasi terminale, elle souhaite se venger en dévoilant la part obscure d'un monde politique déliquescent. Alors, pendant que sa femme se fait la malle avec sa petite fille, Yvan Klébert replonge, seul et sans trop savoir pourquoi, dans les affaires — avec leur cortège habituel de ministres souriants et de juges démis, mutés, déprimés, suspendus. Tout va bien est un album atypique et audacieux, tout à fait dans l'humeur "Poisson Pilote"— et une totale réussite pour deux débutants du genre. C'est une histoire vraie déguisée en fiction (Chantal Dinéro est un personnage réel, rebaptisé), un récit autobiographique (Denis Robert a réellement suivi Chantal), et un magnifique polar dont le héros, fauché, mal rasé et désabusé, a la séduction de ces personnages de série noire qui se battent contre des moulins à vent. Denis Robert, auteur déjà repéré pour sa manie de "déranger" (en allant où l'on n'est pas censé aller), nous offre une plongée vertigineuse dans les eaux troubles d'un monde mal connu (bien que souvent évoqué à la télé), sur un scénario superbement dialogué et ficelé. Quant à Thomas Clément, il impose avec force un graphisme aussi sensible dans les atmosphères désespérantes (nuit, solitude, pluie, feuilles mortes) que dans la tendresse (une petite fille endormie dans son pyjama rayé).

Dalton city
Ce personnage immortel parcourt depuis 1947 (44 ans !) l'histoire de l'ouest américain. Il y a rencontré des personnages célèbres (Jesse James, Calamity Jane, Billy the Kid, Sarah Bernhardt...). Lucky Luke est l'homme des missions impossibles, le défenseur des pauvres, des veuves et des orphelins, bref le parfait héros ! Son cheval, Jolly Jumper, est un parfait compagnon de ce "poor lonesome cowboy". Les frères Dalton se dressent perpétuellement sur le chemin de Lucky Luke ce qui permet à ce dernier de les poursuivre continuellement et de les confier à la justice. Autre personnage traditionnel de la série : Rantanplan, le chien le plus bête du farwest qui a vécut de façon autonome 2 albums. Lucky Luke est, avec Astérix et Tintin, le plus célèbre personnage de l'histoire de la BD : cette série, accessible à tous, est devenu un mythe grâce à Morris et Goscinny. Ce personnage a fait l'essentiel de sa formidable carrière dans les pages de SPIROU, PILOTE et LE JOURNAL DE LUCKY LUKE. Une exploitation merchandising et audiovisuelle (dont aux États-Unis) a permis d'introduire Lucky Luke auprès d'une très large couche de la population et auprès de plusieurs générations de lecteurs. A noter qu'après la disparition de Goscinny, plusieurs scénaristes ont travaillé sur la série : Vicq, De Groot, Fauche et Léturgie, Lodewijk, Lo Hartog Van Banda et Vidal. L'essentiel des albums se trouvent chez Dupuis et Dargaud., la nouveauté chez Lucky Productions.

Moi, on m'aime
Le chat le plus paresseux de l'histoire de la BD voit le jour en 78 dans la presse quotidienne et dominicale américaine. Garfield, adulé par son maître, peut savourer tout à loisir le plaisir de ne rien faire; gras, toujours fatigué, toujours affamé, toujours bavard, il philosophe avec humour sur sa condition féline. En oubliant pas de s'alimenter et de se reposer, bien sûr... Les éditions Bagheera ont édité en 91 un album de Garfield. Dargaud a toutefois récupéré l'exclusivité de cette série.et poursuit l'édition de Garfield à raison de 2 titres par an.

L'odyssée aux allumettes

XIII
Africa

Le Mystère de Castelbobêche
Les habitants de Laville sont affolés! Il se passe de drôles de phénomènes au château de Castel-Bobêche. Le vénérable manoir serait hanté par le fantôme d'un chevalier en armure et, sitôt la nuit venue, celui-ci en arpenterait les salles et les couloirs. Pour élucider ce mystère, Sylvain et Sylvette ont décidé de s'installer au château. Un étrange chevalier y déambule en effet dans un grand bruit de ferraille et disparaît aussi soudainement qu'il apparaît. Ce spectre n'a rien d'effrayant, mais les choses se gâtent quand les petits animaux se mettent à disparaître eux aussi. La situation devient encore plus inquiétante lorsque Sylvette se volatilise à son tour...Qui est donc cet esprit facétieux et Sylvain réussira-t-il à récupérer son infortunée petite soeur?

Cartland Intégrale T2 (5.6.7)
Au début des années 70, alors que Jérémiah Johnson ou Little Big Man révolutionne le genre du western au cinéma, la Bande Dessinée n'est pas en reste, et sur les traces d'un Blueberry revêche, Michel Blanc-Dumont et Laurence Harlé créent Jonathan Cartland, trappeur écolo, ami des Indiens et en lutte incessante avec l'armée. Cette série, magnifique hymne à la liberté et à l'Ouest sauvage devient rapidement une référence. Ce deuxième volume de l'intégrale reprend trois albums, La Rivière du Vent, Les Doigts du Chaoset et Silver Canyon.
Spécial Noël 2004

Blueberry

Arctic-Nation (Tirage de Tête)

Où es-tu, Korian ?
Ce n'est pas la seule question que se pose Le Vagabond des Limbes dans ce sixième tome de l'intégrale de ses aventures. Publiées pour la première fois en album à la fin des années quatre vingt , elles se déroulent dans des temps aussi lointains que les espaces traversés par nos héros . Et pour une fois, les jeux de hasard se mêlent à ce qui devraient être seulement les jeux de l'amour.

Plume aux vents, Intégrale

Elmer et moi, Intégrale
L'auteur de " Mac Adam " conte ici les espoirs et déboires d'un prestidigitateur qui, las de se faire huer dans des cabarets minables, décide d'exploiter ses dons de ventriloque et fait d'une marionnette, un personnage au cynisme exacerbé. Mais le succès se paie parfois très cher... 1936. La vie d'artiste de music-hall est loin d'être facile pour Nigel Kimberley. Le numéro de prestidigitation qu'il présente à Berlin dans des cabarets sordides pour des cachets minables suscite plus de sifflements que de bravos. Avec Kate, sa jolie compagne pour partenaire, Nigel donne pourtant toute la mesure de ses véritables talents d'illusionniste. En vain ! Ce que réclame le public, ce sont des lolos d'aguichantes Lola et non de gentils lapins blancs extraits d'un chapeau. Ce type de prestation disparaît d'ailleurs de plus en plus des programmes et Nigel se retrouve bientôt sur le pavé. L'espoir de se voir un jour en haut de l'affiche ne le quitte cependant pas. Plutôt que de s'obstiner à proposer un spectacle dont personne ne veut, il décide d'exploiter ses dons de ventriloque. «Le Choix des Moyens» d'exercer cet art lui sera imposé au hasard de la découverte chez un brocanteur, d'une étrange marionnette. Baptisée Elmer, cette poupée à clavier dont il sera la voix, va devenir le clou de sa reconversion... Prêts à tous les sacrifices pour connaître enfin gloire et fortune, Nigel et Kate emmènent Elmer à Londres. Les débuts sont un peu pénibles et dans les mains de Nigel, la poupée qui parle se révèle un personnage inquiétant à l'humour insolent et au cynisme exacerbé qui touche les spectateurs. Le succès, notre ventriloque ne le gagnera toutefois que s'il respecte «Les Règles du Jeu» que lui fixe une certaine Mme Taylor. Sans s'inquiéter des conséquences de cet acte, Nigel conclut un accord avec ce fort curieux impresario qui lui promet de le propulser au firmament des stars à condition de couper tout contact avec le monde extérieur...

Blackmore
Partout, les arbres refleurissent. Et le mage Bedlam, affreux gnome qui règne en tyran sur les terres de l'Eruin Dulea, y lit les signes annonciateurs de l'accomplissement des légendes : "Le jour où les arbres de vérité refleuriront, ce qui est mort en ces terres revivra... Un chant se lèvera, et celui qui l'entendra reprendra la lutte contre l'usurpateur". Un matin à l'aube, en effet, un chant se lève sur les plaines : la Complainte des Landes Perdues. Celle qui l'entend, c'est Sioban, fille du Loup Blanc et seule héritière véritable des terres de l'Eruin Dulea. Ce jour-là, une armée fantastique surgit de nulle part et conduit Sioban jusqu'aux Landes Perdues : les soldats de son père, morts au combat, qui se sont relevés pour elle. Seamus, son protecteur, l'avait prévenue qu'un jour, une question lui serait posée : "Le mal est-il au coeur de l'amour ?" Et là-haut sur les Landes, son père lui redit que le plus difficile ne sera pas de gagner d'horribles batailles, mais de "frapper au coeur du mal" - qui est peut-être au coeur de l'amour. En effet, de maléfices en sortilèges, le diable lui-même n'y reconnaît plus ses petits. Inspirée d'une littérature anglo-saxonne fantastique, violente et bariolée, une histoire pleine de sombres magies, mais aussi d'un humour pimpant illustré, entre autres, par Ouki, adorable bestiole un peu ivrogne et tout à fait indestructible : après avoir ingurgité une marmite entière de poison réputé capable de tuer un boeuf (glaires de crapauds, jus d'araignée, etc...), elle émet un vague "burp" et va s'endormir dans un coin...

Du poisson au menu
Ce matin-là, Sylvain a décidé d'aller pêcher une friture pour le déjeuner. Le brave Sylvain a cependant bien du mal à se débarrasser des vilains Compères qui guettent ses prises... Il y parvient néanmoins et il entreprend de construire une barque afin de pouvoir pêcher au milieu de la rivière sans être dérangé. L'idée est bonne, mais c'est compter sans l'obstination des Compères et la frêle embarcation va subir bien des tribulations. Une partie de pêche dont on se souviendra! Une série mythique qui depuis 50 ans, n'a pas cessé de divertir et de captiver des générations de jeunes enfants. Pour preuve: la nécessité de régulièrement rééditer chaque album dont le tirage s'épuise rapidement. Une lecture facile et éducative, des personnages amusants, des animaux familiers, des images séduisantes,... Une distrayante introduction dans l'univers de la bande dessinée!

L’île de Brac
" On raconte qu'aux alentours de l'île de Brac, quand le vent souffle violemment, on peut entendre la voix des trépassés. " Le ton est donné. Nous sommes au XVIIIe siècle sur une île perdue au large de la Bretagne, où Jean-Baptiste Poulain a été engagé comme précepteur de Nolwen, le fils du baron de Brac. Lequel baron a si mauvaise réputation que les villageois l'appellent " l'ogre ".
En fait, le baron s'avère sympathique, et confus de ne pouvoir présenter Nolwen à son jeune précepteur : il a disparu le matin même avec son cheval. Un caprice de son âge, sans doute. Mais à l'heure du souper, on ramène Nolwen à l'état de cadavre.
Ayant perdu son emploi, Jean-Baptiste Poulain souhaite rejoindre le continent, mais le bateau est reparti. Il est coincé sur l'île, et les villageois se montrent particulièrement hostiles.
La légende dit que l'île cache une porte donnant sur l'autre monde, et que la porte a pour gardien un monstre qui tue les enfants. La superstition des villageois fait le reste. Mais la vérité que va découvrir Jean-Baptiste Poulain, concernant le baron, les enfants assassinés et Nolwen - qui a l'air très vivant, pour un mort - est bien pire que la légende. Et les prétentions " scientifiques " du baron, bien pires que les superstitions.
Dans un décor angoissant de lande bretonne, propice aux mystères, l'histoire d'un jeune homme qui est arrivé " au mauvais endroit, au mauvais moment ". Le premier tome de cette nouvelle série, dont le graphisme et la mise en couleurs servent parfaitement l'atmosphère dramatique, mêle aventure, fantastique et folie humaine avec une maîtrise époustouflante.

Berceuse assassine - Intégrale
Enfin la réédition de l'intégrale de Berceuse assassine, la trilogie culte scénarisée par Philippe Tome qui nous a fait découvrir le grand talent du dessinateur Ralph Meyer ! On envie ceux qui vont découvrir ce scénario pour la première fois : une histoire à trois voix, chaque tome de ce triptyque ayant un narrateur différent. Un polar extrêmement intelligent, des personnages noirs, très noirs, détruits par la vie et la ville, un dessin incroyable. Assurément l'un des meilleurs polars de la bande dessinée !

Geronimo l'Apache
Comme dans une tragédie grecque bien réglée, la tension monte à Tombstone. le duel de O K Corral devient de plus en plus inéluctable et la personnalité de Géronimo ne cesse de s'imposer. le lecteur est pris dans un tourbillon : il a l'impression de voir deux vagues monter à l'assaut l'une de l'autre. D'ailleurs tout semble double dans cet album. Les deux intrigues : celle de O K Corral et celle du " mystère " Blueberry. Jean Giraud qui se dédouble, machiavélique au scénario et virtuose au dessin. Blueberry qui reste alité, blessé, et qui, pourtant, ne cesse de raconter dans un étourdissant flash-back, véritable histoire dans l'histoire, authentique lutte de Blueberry contre son double. Et il y a sutout ce duel, inéluctable, que tout le monde attend, et qui exerce une véritable tension qui énerve tout le récit. Et enfin, si on voulait trouver une dernière dualité, comment ne pas évoquer le personnage de Géronimo qui donne son titre à l'album ? Ou plutôt, on serait tenté d'écrire les deux Géronimo, celui que Blueberry a affronté dans le passé et l'Apache, bien présent, qui rôde autour de Tombstone... D'ailleurs, c'est peut-être lui, le véritable fil conducteur, le véritable héros de ce cycle. Que dire de plus ? Il est évident qu'on se trouve en présence d'une oeuvre forte, puissante, qui marquera sûrement un sommet dans la déjà longue saga du western.

P'tites histoires de vacances
Sous le préau, la dernière cloche de l'année a sonné, énergiquement secouée par Monsieur Albert, et c'est la ruée vers les vacances. Au menu, les joies du camping dans le jardin (avec loups et fantômes), le Tour de France (trois heures d'attente pour voir passer à tout berzingue un embouteillage flou), la plage sous la flotte, la carte postale pour Elodie (un vrai boulot), les champignons (Soupetard refuse d'en manger et c'est une bonne idée), les photos loupées et la traditionnelle rédaction de rentrée : "Racontez vos vacances." Entre deux épopées, ça fait toujours plaisir de retrouver Soupetard en "p'tites histoires". Soupetard et ses projets, ses enthousiasmes, ses dégoûts - les coques, "ça se mange ou ça se collectionne seulement ?" -, ses déceptions de môme, ses trouilles et ses bonheurs. Sans oublier sa soeur à lunettes, son copain Millemouches (ce n'est pas une image, les mouches l'adorent) et le lapin Cerfeuil. Les aventures de Soupetard, c'est un grand vent de fraîcheur, et le charme d'une enfance d'autrefois, où une école ressemble à une école et une maison de vacances à un paradis - même quand il faut se lever à l'aube pour aller pêcher un vieux fer à cheval rouillé.

Frère Pierre

Intégrale des années Pilote
Autour et dans le cactus blockhaus dressé au milieu du désert, s'agitent des personnages récurrents, Chourave, fidèle copain, un soleil à gros nez, des éléphants ou un réveil souvent tabassé. Après Les aventures potagères du Concombre Masqué, ce sera Le retour du concombre masqué avec Archimède qui habite le cerveau du légume. Celui-ci démasqué et vieilli racontera Comment devenir maître du monde avant d'être chef de gare dans La vie quotidienne du Concombre Masqué guettant le passage de baleines des sables. Une carte au trésor laissée par son aïeul l'amènera À la poursuite du Broutchlague Mordoré génie sorti d'une lampe à souder. Il luttera contre un cinglé transformant ses adversaires en patates et le vaincra dans le Concombre contre le Grand Patatoseur . Un héros devenu mythique pour ses fans, à découvrir pour les plus jeunes. " Bretzel liquide ! ", " Keskeucé ? " et autres expressions favorites du légume, un jeu subtil avec les mots, un langage réinventé. Un monde hors normes, et un humour aussi décalé que décoiffant, avec un sens aigu de la dérision et de l'absurde, des interrogations existentielles, frôlant parfois la psychanalyse, la métaphysique et la philosophie. Le génie créateur de l'auteur s'appuie sur un graphisme percutant, très maîtrisé, avec des personnages délirants, attachants et drôles. L'univers de Mandryka ne ressemble décidément à aucun autre. Réunis en un seul volume, les aventures et les gags du concombre parus dans Pilote restent un chef d'oeuvre.

Le survivant
Rattrapé par son passé de combattant au Vietnam, l'aventurier Wayne Shelton se découvre un fils qu'il n'a jamais eu. Celui-ci entraîne son prétendu père dans le sillage d'un abominable "capitaine crochet" écumant la mer de Chine et dont ils cherchent tous deux à se venger depuis plus de trente ans... Contre l'avis de son conseiller qui le juge peu recommandable, un sénateur a engagé Wayne Shelton comme garde du corps. Tandis que l'aventurier tente de prouver son efficacité en matière de sécurité, une voiture force l'entrée de la propriété du politicien et le chauffard annonce que le fils de Shelton a retrouvé Hooker ! ? Shelton n'a jamais eu de fils. Par contre, en 1970, au Vietnam, un dénommé Hooker devait l'aider à diriger un groupe de salopards enrôlés pour une mission à haut risque. L'opération s'était avérée montée par celui-ci pour couvrir un trafic de drogue. Pour effacer toute trace de son forfait, Hooker avait traîtreusement abattu les villageois qui l'avaient fourni, ses compagnons d'armes et ses complices. Grièvement blessé, Shelton avait été laissé pour mort... Dans une prison de Djakarta, Shelton rencontre son prétendu fils. Il reconnaît en lui Tran, l'enfant qui fut le seul rescapé du massacre au Vietnam et qu'il avait recueilli, puis confié à des religieux. Devenu adulte, Tran a fait partie de l'équipage d'un bateau pirate. Son objectif : localiser le repaire de Hooker, maintenant devenu le puissant chef d'une bande de pirates écumant la mer de Chine, et venger la mort des siens. Hélas, des ripoux indonésiens l'ont fait arrêter ! Guidé par ce "fils" qu'il réussit à faire évader, Shelton se lance sur la piste de celui qu'il recherche désespérément depuis trente ans. Averti du danger, Hooker ordonne à ses sbires de l'éliminer... Pour Wayne Shelton, la vengeance est un plat qui se mange chaud, très chaud...

Pièces de huit

No sex in New York
Tout l'été dans Libération, la France entière a pu découvrir les aventures de Riad Sattouf aux Etats-Unis. Parti en reportage pour parler de l'invasion des sauterelles au Texas, il a préféré rester à New York et se concentrer sur son sujet préféré, la solitude et la misère sentimentale et sexuelle de ses jeunes contemporains. 72 pages hilarantes pour tout savoir sur les Français à New York, les filles commandos, la libre entreprise, le sex appeal des pompiers new-yorkais depuis le 11 septembre et la bonne organisation d'une date ".
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L'exilé
Émilie n'en peut plus. Cette fois, elle est bien décidée à fuir le manoir de John Hatcliff. Cette atmosphère surnaturelle va finir par la rendre folle. Et cette rumeur, qui veut qu'un labyrinthe souterrain conduise à un autre univers... Mais au moment même où, par un jour pluvieux, elle franchit la grille du château, elle bascule soudainement dans une autre dimension. La grisaille laisse place à un soleil radieux. Et là, une voiture l'attend. D'après ses occupants, Émilie serait la seule à pouvoir les emmener de l'autre côté, au pays des fées... Les univers créés par Florence Magnin sont un vrai bonheur pour l'oeil – et l'esprit - du lecteur. Son imagination foisonnante est servie par un trait d'une douceur exquise. Elle sait restituer avec la même élégance une lande irlandaise noyée dans la brume, les rues sombres d'une cité médiévale et des mondes merveilleux tout droit sortis de son imagination. Ce troisième volet de L'Héritage d'Émilie offre l'occasion d'une balade à travers les méandres du temps, en compagnie d'un homme venu d'une étoile et luttant contre les ravages du temps. L'Héritage d'Émilie est une série fantastique et poétique envoûtante qui nous entraîne très loin de la réalité quotidienne...

Intégrale He Pao, joyau du fleuve
Il y a précisément 20 ans que cette série a démarré dans les pages du magazine Charlie Mensuel. Depuis, la série n'a cessé de fasciner les lecteurs grâce à une ambiance fantastique et un graphisme époustouflant signé Vink. Le périple de He Pao se résume à une quête, celle du mystérieux personnage nommé "le moine fou" qui serait détenteur de terribles secrets. Cette quête permettra à He Pao de s'initier aux arts martiaux et à certains pouvoirs du moine fou. A l'instar du film Tigre et Dragon, cette série possède un charme infini grâce à la qualité de travail de son "artisan" Vink, auteur d'origine vietnamienne. Subtile et mystérieuse, cette série se distingue aussi par un graphisme somptueux traité à l'aquarelle.

Ernest le héros
Dur, dur, d'être un héros... C'est ce que va apprendre notre moutard préféré dans ce nouvel opus plein d'humour. Le nouveau copain de Moustic, Ernest, possède Gigantibur, épée magique qui fait apparaître des monstres... Du coup, pas le choix ! Ernest doit devenir un héros et débarrasser le monde des forces maléfiques..." mère, il faudra être forte ", annonce Moustic à sa maman. " Mourir n'est pas une raison pour négliger ta santé ", s'exclame-t'elle... Moustic va dès lors lutter contre les forces du Mal et on n'a pas fini de rire... Hurlements et explosions en tout genre vont se déchaîner ! Une superbe série, originale, attachante et débordante d'humour... Moski nous offre ici une histoire pleine de fantaisie, pour le plus grand plaisir de ses lecteurs. Comme tout bon créateur de bandes dessinées, David Moski se plaît à concocter des albums qui peuvent être lus à plusieurs niveaux. L'histoire est conçue pour plaire aux tout-petits, mais le message véhiculé convient aussi bien à un lectorat adulte. Une histoire originale qui laisse une grande place au rêve. L'auteur, au travers de ces quelques pages, nous plonge dans un monde merveilleux, plein de rebondissements au sein d'une famille dont le quotidien n'est pas banal...

La Vallée sacrée
L'histoire commence en 1291, en Terre sainte, alors que les Templiers s'apprêtent à livrer leur dernière bataille. Elle se poursuit à Istanbul, au XVIIIe siècle, où l'on retrouve le Scorpion en fâcheuse posture. Elle s'achève en Cappadoce, " pays où l'eau et le vent ont tracé leurs méandres ", sur la piste d'une croix qui suscite bien des convoitises. Et qui offre à celui qui la possède l'accès au fabuleux trésor des Templiers... À condition de ne pas rester prisonnier d'un sanctuaire creusé à flanc de falaise, comme ce pauvre Scorpion !
Le Scorpion se ferait-il moins fringant au fil de ses aventures ? Cette fois, il ne doit son salut qu'à la vénéneuse – mais séduisante – Méjaï, laquelle se sert de sa ruse pour le tirer des griffes de leurs tortionnaires. Et la fin de ce cinquième volume le laisse dans une situation quelque peu délicate...
Le dessin de Marini, lui, n'a rien perdu de sa superbe, ni ses couleurs de leur flamboyance. Le scénario de Desberg, qui allie avec le même bonheur son goût pour la face cachée de l'Histoire et sa passion de l'action, balade le lecteur au coeur de l'empire Ottoman, sur les routes de la Cappadoce mystérieuse et sur les traces des Chevaliers du Temple...

Une vie...
Charles Schulz nous a quittés le 13 février 2000 . Ses derniers gags, comme les précédents, ont été publiés dans 2600 journaux et lus par 355 millions d'inconditionnels. Voici les ultimes planches de l'année 99 précédées des toutes premières, dessinées cinquante ans plus tôt, afin que la boucle soit bouclée. Un album hommage à un créateur du vingtième siècle dont l'oeuvre, c'est certain, lui survivra très longtemps.

Ulysse
Revoilà Héraclès (demi-dieu très costaud) et Socrate (demi-chien parlant) débarquant à Ithaque. Fatigué des débordements sexuels de son maître — "il est épuisant avec sa bite, celui-là" —, Socrate souhaite l'inciter à se fixer et fonder une famille. Or, quel plus beau modèle d'amour conjugal que le roi Ulysse, époux de Pénélope ? Mais ils trouvent Pénélope en larmes, car Ulysse, après avoir fait des pieds et des mains pour rentrer au foyer, vient de se tirer sans explications. N'écoutant que sa libido, Héraclès console Pénélope, et, dans le même élan, éventre Télémaque (fils d'Ulysse et Pénélope) venu défendre l'honneur de sa mère. Ça démarre très fort. Coincé entre différents "personnages littéraires de premier ordre" — Homère (six mètres de haut, poète, cyclope, aveugle) et Ulysse (une femme, trois gosses, vingt maîtresses, une guerre mondiale et un penchant pour les garçons) —, Socrate va en prendre plein la poire, connaître la trahison, la violence, la tendresse (d'une femme moche mais caressante) et même un bonheur éphémère avec le grand poète aveugle. Une aventure philosophique, sexuelle et guerrière formidablement drôle — les dialogues et les commentaires du toutou sont étincelants — servie par un graphisme somptueux. Aventure à l'issue de laquelle, lassé du fonctionnement humain, le chien fidèle choisit la liberté. Malgré la peur, "ni dieu ni maître" est donc sa devise à l'aube de sa prochaine aventure, Œdipus Rex.

Dixie Road, Intégrale
La série qui a véritablement révélé Hugues Labiano associé à Jean Dufaux, son complice pour cette histoire qui raconte le périple d'une famille américaine dans les années 30 aux États-Unis. Cette édition intégrale réunit les quatre albums agrémentés d'un cahier de 8 pages et d'une couverture inédite.

Guirlande de gags !
44 gags de Sylvain et Sylvette où l'on retrouve bien évidemment les Compères, toujours aussi filous mais aussi tous les amis de la foret, Gris Gris l'âne débrouillard, Alfred le chien vigilant, Huluberlu le hibou ou Mignonnet l'agneau fanfaron. Qu'ils sont bêtes, ces compères ! Pas très sympathiques, mais si drôles...Il y a le renard, chef de bande, le loup, le sanglier et l'ours. Celui-là, c'est vraiment le plus bête ! Par exemple, quand compère Renard propose de mettre un masque pour effrayer les habitants de la chaumière, devinez ce qu'il choisit ? Un masque...d'ours ! Le disque préféré du chat Moustachu est... la Truite de Schubert ! Le médecin met le monsieur tombé de cheval au " régime sans selle " ! Une avalanche de gags pour ce 47ème album des aventures de nos petits paysans préférés... Attention, les compères vont vous faire mourir de rire ! Mais Sylvain et Sylvette aussi ! C'est l'occasion pour Pesch et Belom de nous concocter un recueil de gags savoureux en une page...Les deux jeunes héros n'ont pas bougé d'un pouce depuis ce jour de 1941 où ils ont été créés par Maurice Cuvillier. Nos parents lisaient leurs aventures avec plaisir, nos enfants suivent leurs traces. Sylvain et Sylvette, charmants et indémodables, réconcilient les générations autour de leurs albums. Une série aussi attachante qu'amusante qui fera le bonheur des petits et même des grands ! Cette fois-ci, les petits vont se régaler de gags imaginés avec tendresse par les deux auteurs...
