ZOO

Dimension W - T4 (Août 2014)

couverture de l'album

Série : Dimension WTome : 4/16Éditeur : Ki-oon

Scénario : Yuji IwaharaDessin : Yuji Iwahara

Genres : Manga, Polar / Thriller, Science-Fiction, Seinen

Public : À partir de 16 ans

Prix : 7.90€

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La critique ZOO

Note ZOO 4.5

Scénario

4.5

Dessin

4.5

L’enquête de Mira, l’androïde douée d’émotions, et de Kyoma, le récupérateur allergique aux nouvelles technologies, semble faire sortir tout ce que l’hôtel Yasogami compte comme revenants de leur dimension parallèle. L’occasion d’en apprendre plus sur la dimension W et de semer des pistes intéressantes pour les opus à venir.

La pauvre Mira avait vu juste : des fantômes voulaient prendre possession du lac Yasogami et malchanceuse qu’elle est, la voici leur prisonnière. Et on a connu geôliers plus sympathiques puisqu’une jeune blonde veut l’achever au club de golf agrémenté de barbelés ... Pendant ce temps, Kyoma se retrouve aux prises avec un groupe de récupérateurs clandestins qui comptent bien tirer parti d’un enlèvement. Courses poursuites, bagarres épiques et résolution d’énigmes ponctuent intelligemment une intrigue enlevée.

Aux côtés d’une androïde à l’âme trop sensible et d’un dur à cuire pas si détaché que ça, on explore un large spectre de questions philosophiques sur la robotique. Redémarrer Mira fera d’elle une autre « personne » ? Le virtuel peut-il prendre le pas sur le réel ? Le tout disséminé entre révélations et indices. Emportés par ce rythme effréné, on prend plaisir à lever légèrement le voile qui entoure la dimension W. Chaque explication la concernant se tient parfaitement, amenant son lot de questions supplémentaires.

Si l’on peut regretter le passage obligé de la pauvre jeune fille prisonnière et maltraité appelant son sauveur, le scénario se tire de ce cliché par une pirouette bien orchestrée. Le trait lui aussi tire son épingle du jeu. Comme donner trop de corps aux fantômes gâcherait l’angoisse diffuse qu’ils suscitent, les cases jouent sur la brume, les coins d’ombre et les jeux d’eau. A l’inverse, le graphisme ne lésine pas sur le grandiose quand il s’agit de mettre en avant un plan général.

La malléabilité du dessin accompagne tout en finesse ce récit prometteur.

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