ZOO
couverture de l'album à 3 euros

Série : Last Hero InuyashikiTome : 2/10Éditeur : Ki-oon

Scénario : Hiroya OkuDessin : Hiroya OkuAuteur : Traducteur : Quéré david Le

Genres : Manga, Seinen

Public : À partir de 12 ans

Prix : 3.00€

  • ZOO
    note Zoo4.5

    Scénario

    4.0

    Dessin

    4.5
  • Lecteurs
    note lecteurs
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Le synopsis du manga à 3 euros

À 58 ans, Ichiro Inuyashiki est loin d’être un modèle pour ses enfants. Vieux avant l’âge, méprisé de tous, il a vécu toute sa vie en employé de bureau minable et n’a pour toute amie que sa chienne Hanako. Comme si cela ne suffisait pas, on lui diagnostique un cancer en phase terminale lors d’un examen de routine… C’en est trop pour le pauvre vieillard. Alors qu’il pleure de désespoir dans un parc en pleine nuit, une lumière aveuglante apparaît… et c’est l’impact !

À son réveil, étendu dans l’herbe, Inuyashiki n’est plus le même. Il a été transformé en cyborg surpuissant, libre de faire ce qu’il veut de ses nouveaux pouvoirs, le meilleur comme le pire. Et il n’est pas le seul dans ce cas…

À nouveau corps, nouvelles responsabilités : devenir un héros, ou le pire cauchemar de l’humanité...


La critique ZOO sur l'album à 3 euros

Face à un papy loser devenu super-héros, il y a le jeune et beau Hiro qui n' a peur de rien et compte tester les limites de ses pouvoirs en tuant des gens au hasard. Amitié, meurtre et mare de sang sont au rendez-vous de cet accrocheur deuxième volume de Last Hero Inuyashiki.

Deux hommes devenus des cyborgs. Apres la présentation du vieux raté qui retrouve un sens à sa vie en devenant un héros, voici le portrait d'un adolescent qui a reçu le même don et s'en sert pour protéger son ami d'enfance,  afficher des pornos dans des magasins de télévision et tuer des gens...

© Hiroya Oku / Kodansha Ltd.

De ce méchant idéal, Hiroya Oku fait un tableau nuancé dans lequel on retrouve le besoin de protéger ses proches quitte à tout ravager mais aussi la jouissance d’un pouvoir sans limites. Mais un grand pouvoir ne mène pas loin quand rien, même la morale, ne le contraint. En creux de cette jeune tête brûlée se dessine un certain nihilisme empreint de « à quoi bon se soucier de la mort de quelqu'un que je ne connais pas » et de soif d’expériences nouvelles. Ce regard froid sur autrui permet de ne pas décrocher lors de certains passages qui ont l’arrière-goût des lieux communs.

Le face-à-face des deux surhommes est retardé,  laissant au dessin le temps de développer les cadres intimes et réalistes. Ecole, maison, rues de la ville, le trait assez réaliste décalque même des photos à certains moments,  augmentant le malaise face à l’irruption de l’incontrôlable Hiro dans la vie ordinaire. Son visage impassible bénéficie souvent de jeux d’ombres qui le rendent plus inquiétant encore.

Une série à suivre, entre récit d’anticipation glaçant et plongée dans la psyché humaine.

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