Le deuxième tome de The Bugle Call s’ouvre et s’installe dans un monde de Dark Fantasy médiévale, qui peut rappeler Guin saga ou Berserk au moment de l’âge d’or, avec Higoro Toumori au dessin et Mozuku Sora au scénario.
The Bugle Call met en lumière un monde ravagé par des guerres constantes et une détresse permanente, très bien appuyés par le trait de Toumori. Ce dernier passe de case/scène claire, laissant vivre les personnages et leurs expressions faciales, à des panels de bataille très fournis du 1er plan au dernier plan avec une certaine profondeur.
Dans ce contexte, et avec ses inspirations, Mozuku Sora fait le choix intéressant de développer un personnage qui, contrairement à Guts ou autre, ne sera pas un guerrier mais un musicien détestant sa vie et cette violence et qui, lui, rêve de vivre de sa musique paisiblement.

Extrait du deuxième tome de The Bugle Call, seinen de dark-fantasy par Mozoku Sora et Higoro Toumori
© Ki-oon, 2024
La particularité de notre personnage principal, Lucas, c’est cette branche qu’il a sur la tête et qui va nous introduire au système de pouvoirs de cet univers : via cette branche, Lucas a la capacité de guider et diriger stratégiquement les troupes au combat en jouant de la musique.
Ce pouvoir est très bien illustré par un chemin qui illumine et galvanise les troupes. Cette lueur d’illuminé fera des envieux : notamment un certain « Pape », leader d’une ville fortifiée montant sa propre armée de branchés qui devront coopérer pour résoudre des conflits. S’ajoute à cela un découpage très créatif qui met vachement en avant l’union de leurs différents pouvoirs.
En échange de ses services, Lucas recevra l’enseignement musical dont il a toujours rêvé, une promesse d’émancipation par le travail et le labeur, dans un monde profondément injuste qui nous laisse perplexe.
Toute l’esthétique autour de ce personnage et cette troupe est plutôt réussi mais fait l’effet d’un repop des designs d’armure et d’arme de Dark souls, comme le sentiment que trop ancré dans ses références et inspirations, la lecture serait plus plaisante si l’on ignore les œuvres et jeux dont il s’inspire. Cela dit, le divertissement reste au rendez-vous ! On est impatient de continuer et c’est un excellent manga d’entrée dans le genre en début de vingtaine ou en sortie d’adolescence.



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