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Little Nightmares 2: Cauchemars en Tandem

Suite très attendue, Little Nightmares II est le prolongement de son illustre aîné : une atmosphère morbide de conte horrifique menée de main de maître, un gameplay reposant sur l’infiltration, un condensé de peurs infantiles.

Simple et redoutable, la formule du premier Little Nightmares en 2017 consistait à aider un petit être sans défense à s’échapper du pays des horreurs rempli d’énigmes et de puzzles environnementaux. Soit une alternance maline de réflexion et de montée de stress dans un univers macabre et fascinant qui a su s’étoffer au gré des commercialisations de contenus additionnels et de ses irruptions dans d’autres médias.

Ainsi, une série d’animation en volumes serait en préparation tandis que Titan Comics a publié un diptyque sur les origines de Six, son héroïne mystérieuse. Forcément, quatre années et trois millions d’exemplaires écoulés plus tard, les Suédois de Tarsier Studios ont planché sur une suite.

Le joueur incarne Mono, un garçon de petite taille, qui fait la rencontre de Six

Le joueur incarne Mono, un garçon de petite taille, qui fait la rencontre de Six
© Bandai Namco

La fuite main dans la main

Little Nightmares II débute donc quelques temps après le premier volet : Mono, un enfant, se réveille en pleine nuit au milieu de bois sombres et inquiétants avant de se retrouver à l’intérieur d’une masure et de voler au secours de Six qui est captive d’un abominable chasseur au coup de fusil facile.

C’est le début d’une odyssée effrayante qui va conduire le tandem dans une ville sombre abritant une sadique institutrice au cou extensible, un docteur féru d’expérimentations monstrueuses et un homme filiforme capable de laver le cerveau par le biais des télévisions.

Vous devez survivre dans un univers où les adultes, devenus difformes et cannibales

Vous devez survivre dans un univers où les adultes sont devenus cannibales
© Bandai Namco

La frousse aux trousses

Tarsier Studios reste fidèle à la formule de son succès : un gameplay simple et élémentaire en symbiose avec la peur tétanisante cantonnée au champ ludique de la fuite éperdue et du cache-cache avec la mort. Le tout est au service de la beauté taiseuse, morbide et délétère de son monde et des somptueux effets de mise en scène qui le dévoile peu à peu.

Si Mono se montre un poil plus pugnace que Six en de rares occasions, le gigantisme des ennemis et des décors cauchemardesques n’oublie jamais de nous rappeler entre deux fuites sur la pointe des pieds combien nos terreurs enfantines ne sont qu’endormies. Et Little Nightmares II est bien décidé à les réveiller.

Article publié dans le Mag n°80 - Mars - Avril 2021

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