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Le dessinateur Jean-Jacques Sempé, le deuxième papa du Petit Nicolas, est mort à l'âge de 89 ans

Après René Goscinny, qui attendait son compère depuis 45 ans, le "Petit Nicolas" perd son deuxième papa : le dessinateur français Jean-Jacques Sempé, connu également pour ses dessins de presse humoristiques, notamment dans le prestigieux New Yorker, est décédé, hier, jeudi 11 aout à l'âge de 89 ans.

Sempé, en 1983, lors du tournage d'une émission qui lui était consacrée.

Sempé, en 1983, lors du tournage d'une émission qui lui était consacrée.
© Getty - Jacques PRAYER

Jean-Jacques Sempé a publié une cinquantaine d’albums dans sa carrière, Saint Tropez, Tout se complique et surtout Le Petit Nicolas, vendu aujourd’hui à quelque 15 millions d’exemplaires.Sa disparition a été annoncée à l'AFP par son épouse Martine Gossieaux Sempé.

Les hommages rendus sont nombreux par de nombreuses personnalités dont bien entendu le monde de la bande dessinée...

Jean-Jacques Sempé est né à Pessac, près de Bordeaux, le 17 aout 1932. Enfant naturel, battu et bègue, Sempé n’a pas vraiment eu l’enfance de son héros Nicolas qu’il fait grandir avec Goscinny dans une France idéalisée des années 1950. à dix-sept ans, il est livreur à bicyclette chez un courtier en vins. Utilisant un peu trop souvent le papier à en-tête du courtier pour dessiner, il est renvoyé. Cela ne l'arrête en rien, et il vend ses premières planches en 1950 à Sud Ouest qu’il signe « DRO » (de « to draw », dessiner en anglais), avant de rejoindre l'armée...

Après l’armée, il réussit à vivre, avec d’énormes difficultés, des dessins dans les journaux. Il rencontre René Goscinny, avec lequel il publie en 1959 la série du Petit Nicolas. En 1962, les éditions Denoël acceptent de publier Rien n’est simple son premier livre de dessins humoristiques en France.

Dés lors, on l’invite à publier partout, de France Dimanche à Paris Match, en passant par Punch, Esquire et Pilote, mais encore la presse française "sérieuse", L’Express (1965-1975), le Figaro, Télérama en passant par Le Nouvel Observateur.

En 1978, il réalise sa première couverture du magazine américain New Yorker ; dont il va devenir une star, réalisant plus de cent couvertures...

Fidèle aux éditions Denoel, il public un album par an, aux titres toujours marrants (Tout se complique, Bonjour bonsoir, Simple question d’équilibre, Raoul Taburin) : près de cinquante ans, jusqu’en 2015.

S'il n'y avait plus d'albums depuis 2015, nous pouvions le retrouvé dans Paris Match. Dans son dernier dessin, paru dans le numéro du 4 au 10 août : un peintre en plein exercice dans un décor champêtre, Sempé avait écrit : « Pense à ne pas m’oublier ».

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