All You Need Is Kill s'offre une nouvelle adaptation, cette fois animée. Une version qui ose prendre ses distances avec l'œuvre originale pour mieux lui rendre hommage.

Extrait du film d'animation All You Need Is Kill © Hiroshi Sakurazaka / Shueisha, ALL YOU NEED IS KILL Project
Lors d'une simple mission de collecte de ressources, Rita est tuée par une forme de vie extraterrestre. Mais elle se réveille piégée dans une boucle temporelle, condamnée à revivre la même journée. À force de cycles, elle découvre un autre soldat pris au piège, Keiji. Ensemble, ils cherchent à comprendre le phénomène et à vaincre l'entité alien « Darol » afin de mettre fin à la boucle.

Au départ un light novel de Sakurazaka, il a popularisé et conscientisé le concept de boucle temporelle dans les œuvres, notamment au Japon © Hiroshi Sakurazaka / Shueisha, ALL YOU NEED IS KILL Project
La Genèse
Au départ, c'est un light novel de Hiroshi Sakurazaka, publié par Shueisha, qui a popularisé et conscientisé le concept de boucle temporelle dans les œuvres, notamment au Japon. Ce qui lui vaudra plusieurs adaptations : d'abord en manga, avec Takeshi Obata au crayon, puis en film avec Edge of Tomorrow et Tom Cruise en tête d'affiche.

Il s'agit de la troisième adaptation de l'oeuvre de Sakurazaka, après celle en manga de Obata et celle cinématographique avecTom Cruise en tête d'affiche © Hiroshi Sakurazaka / Shueisha, ALL YOU NEED IS KILL Project
Un héritage lourd, qui rendait la tâche du studio délicate : réussir à retravailler l'œuvre sans la trahir, tout en lui donnant une identité propre.

Là où l'action dominait, l'animation explore les traumas d'enfance : peur de l'abandon, rejet, harcèlement scolaire © Hiroshi Sakurazaka / Shueisha, ALL YOU NEED IS KILL Project
All We Need is Back
Le pari est plutôt gagnant. Le film prend le parti de s'éloigner du complexe militaire plein de sueur et de muscles : ici, deux adolescents. Pas de soldats aguerris, mais des mineurs qui collectent des ressources sur la base du volontariat.

Un trait qui met l'accent sur les expressions faciales, la psychologie des personnages, et sur le côté sensible, parfait pour le propos que le film développe © Hiroshi Sakurazaka / Shueisha, ALL YOU NEED IS KILL Project
Là où l'action dominait, l'animation explore les traumas d'enfance : peur de l'abandon, rejet, harcèlement scolaire. La boucle temporelle devient le terreau d'une relation entre deux êtres souffrants, en quête de sens et de repères.

Une adaptation osée, que l'on conseille vivement © Hiroshi Sakurazaka / Shueisha, ALL YOU NEED IS KILL Project
Leur rapport à la vie, abîméedès l'enfance, renaît dans la boucle. En mourant, ils apprennent à s'aimer eux même puis l’un l’autre, et à donner de leur personne pour une humanité qui les a détruit.

La boucle temporelle devient le terreau d'une relation entre deux êtres souffrants, en quête de sens et de repères © Hiroshi Sakurazaka / Shueisha, ALL YOU NEED IS KILL Project
Visuellement, le style brut et anguleux évoque celui de Taiyō Matsumoto. Un trait qui met l'accent sur les expressions faciales, la psychologie des personnages, et sur le côté sensible, parfait pour le propos que le film développe.
Une vraie bonne surprise. Une adaptation osée, que l'on conseille vivement.

Affiche du film All You Need Is Kill, actuellement en salles. Durée : 1h26
Pour aller plus loin
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