ZOO

La Mare aux pirates (Septembre 2013)

couverture de l'album La Mare aux pirates

Éditeur : Glénat BD

Scénario : MasseDessin : MasseColoriste : Masse

Collection : 1000 Feuilles

Prix : 17.25€

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La critique ZOO

Note ZOO 3.0

Scénario

2.5

Dessin

3.5

La mare aux pirates n'est pas une histoire d'aventure traditionnelle. Ici, ni chasse aux trésors, ni affrontements, ni effusions de sang. Les pirates, leur bateau ainsi que leur environnement marin ne sont qu'un prétexte pour rapporter et illustrer les réflexions de l'auteur sur des sujets de société. Une satire humoristique originale...

La scène se déroule sur le pont d'un bateau pirate en compagnie de six protagonistes plutôt atypiques : quatre hommes, une femme et un perroquet savant. Une petite société bien étrange dont nous suivons les pérégrinations à travers dix petites histoires traitant de sujets d’actualité qui ont émergé au milieu des années 80, dont la chute du dollar, la crise énergétique, le Sida, l'invasion de l'informatique, la crise de la presse papier...

Cet album débute par une petite page d'introduction indispensable à sa compréhension. Ce préambule permet de profiter pleinement des textes et des divers personnages, parfois complètement anachroniques, mais toujours très travaillés. Leurs joutes verbales, qui utilisent un vocabulaire élaboré, recèlent de nombreux jeux de mots et figures stylistiques. Malheureusement, elles s'avèrent parfois pédantes, irritantes, voire casse-tête pour le lecteur. Les histoires restent toutefois compréhensibles dans leur globalité et finissent souvent de façon plutôt surprenante.

Côté dessin, la couverture est particulièrement réussie avec son petit côté pervers, chaleureux et humoristique. Elle donne immédiatement envie d'ouvrir cette BD. De même, les planches intercalaires en noir et blanc, préambule à chaque histoire, sont simples, drôles et efficaces.

La technique utilisée sur le reste des planches est plus discutable, notamment pour les décors. L'utilisation marquée de trames et de hachures rend le dessin d'ensemble moins agréable. Ces planches sont nettement plus belles lorsqu'on regarde l'album d’un peu plus loin : la distance permet d’apprécier la jolie palette de couleurs et de dégradés utilisée.

Un album déroutant qui à n'en pas douter va vous faire des nœuds au cerveau.

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