ZOO

Animal'z (Mars 2009)

couverture de l'album Animal'z

Éditeur : Casterman

Scénario : Enki BilalDessin : Enki Bilal

Collection : Univers d'auteurs

Genres : Science-Fiction

Public : À partir de 16 ans

Prix : 19.00€

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La critique ZOO

Note ZOO 5.0

Scénario

5.0

Dessin

5.0

La planète est en danger, le climat est complètement déréglé, l'eau se fait rare. Au milieu de ce monde complexe et fantastique, une demi douzaine de personnages se croise, essayant de survivre dans ce paysage torturé qui sombre inexorablement !

Toujours fidèle à lui même, Enki Bilal nous propose à nouveau une œuvre engagée qui évoque la situation de notre planète prise de convulsions, qui réagit tant bien que mal aux dérapages de cette humanité névrotique. Le constat est sans appel, la planète sature... "Elle en a marre d'être maltraitée par les hommes, par les industries, par tout un tas de choses qui s'accumulent depuis X siècles d'histoire", et donc, par conséquent, on arrive à une situation où l'homme et les animaux sont eux aussi mis en danger.

Au gré des scènes que nous découvrons progressivement, les personnages se cherchent dans ce monde ravagé, qu’il s’agisse de Bacon, ce « cobaye » qui fut jadis soldat, ou encore Anna qui écrit inlassablement son journal, sans oublier les autres figurants qui se trainent dans cet étrange western apocalyptique, à la recherche d'un endroit où ils pourraient retrouver ne serait-ce qu'une étincelle d’ordre qui semble avoir déserté cette maudite Terre.

Nous sommes ainsi au cœur de l'actualité. Si nous regardons autour de nous, tous semblent prendre conscience d'un danger imminent pour la planète, une conscience collective s'éveille, s’interroge « que deviendrons-nous dans quelques décennies ? Comment le monde va-t-il évoluer ? Comment la science va-t-elle se croiser avec la nature ? » Toutes ces questions qu’évoquent les premières planches de ce surprenant album nous parlent profondément.
Nous évoluons alors dans un monde étrange, ou un homme s'extrait du corps d'un dauphin qui lui sert de "véhicule", un hippocampe sert de copilote au capitaine d'un bateau, un homard flottant sert l'apéro... Les espèces se croisent, se transforment et constituent un paysage dérangeant et oppressant qui ne laisse pas indifférent.


Tout est d’ailleurs transcendé par le graphisme de Bilal, très sobre et efficace, un papier gris coloré sur lequel sont appliquées des petites touches de mine de plomb, de pastel gras et de craies blanches... Le dessin est précis, très expressif, les ambiances sombres, malgré cette habitude de faire poser ses personnages dans des attitudes froides et songeuses.
Malgré tout, le récit reste très accessible, très direct, comme une sorte de westerns. Les psychologies ne sont néanmoins pas super creusées le minimum syndical pour avoir des caractères suffisamment complexes sans être hermétiques.

Indispensable ! Un one-shot à redécouvrir !!!

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