ZOO

Voyage aux îles de la Désolation

Attention, chaque magazine ou journal ayant son propre système de notation, toutesles notes attribuées sont remises au barème de ZOO de 1 à 5 étoiles.

Les 3 critiques Presse

4.0

Le 27/6/2017

Emmanuel Lepage nous invite à le suivre au jour le jour dans son long périple à travers les terres australes et antarctiques françaises, les TAAF, surnommées les îles de la Désolation. En fait de désolation, c’est plutôt à un émerveillement permanent que nous sommes conviés. L’évasion est avant tout graphique, car le livre se présente comme un carnet de bord alliant avec justesse l’intimité du noir et blanc à la flamboyance des couleurs. De même, les vues rapprochées, témoignant des relations humaines qui se tissent dans ce bout du monde, alternent avec d’autres, plus [...]

4.0

Le 27/6/2017

Emmanuel Lepage a embarqué à bord du Marion Dufresne, le navire océanographique qui fait régulièrement la rotation avec les terres australes françaises. Il en ressort ce magnifique et didactique carnet de voyage, traité sous le format BD…

4.0

Le 23/1/2018

C’est le récit d’un voyage réalisé par l’auteur de BD Emmanuel LEPAGE sur un bateau ravitailleur des TAAF (Terres Australes et Antarctiques Françaises), archipel d’îles au sud-est de l’Afrique. Il raconte la vie difficile aussi bien à bord du bateau que sur les îles du bout du monde elle-mêmes, le combat avec soi même et les éléments et les liens indicibles qui se nouent entre individus ayant vécu cette expérience. Le récit se fait en noir et blanc rehaussé ça et là d’aquarelles colorées réalisées sur place, de planches d’une saisissante beauté de [...]

Haut de page

Commentez et critiquez

1200 caractères restants

Commentaire et critiques (1)

note de la critique de Sil Socrate

5.0

C'est un album qui mélange reportage documentaire, carnet de voyage et grande poésie graphique. Lepage embarque en 2010 sur le Marion Dufresne pour la rotation australe (Réunion → Tromelin → Crozet → Kerguelen → Saint-Paul/Amsterdam), et il nous fait vivre ce bout du monde avec une sincérité et une sensibilité rares.
Les dessins et les couleurs : ses aquarelles, ses lavis, ses pleines pages déchirantes de beauté sur la mer démontée, les albatros, les manchots, les paysages volcaniques battus par les vents… c'est souvent sublime, parfois presque hypnotique. On sent le vent, le froid, l'immensité.
Le regard très humain : il ne fait pas que décrire la faune et les paysages "spectaculaires", il montre aussi la vie à bord, le mal de mer terrible (le sien compris !), les liens qui se tissent entre marins, scientifiques, cuistots, météorologues… C'est très chaleureux malgré le décor hostile.
L'aspect documentaire sans lourdeur : on apprend plein de choses sur l'histoire des îles (Kerguelen de Trémarec, les phoques massacrés, les scientifiques d'aujourd'hui), sur la logistique folle du ravitaillement, sans jamais que ça devienne chiant ou scolaire.

Le 14/02/2026 à 21h58