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Voyage aux îles de la Désolation

couverture de l'album Voyage aux îles de la Désolation

Éditeur : Futuropolis

Scénario : Emmanuel LepageDessin : Emmanuel Lepage

Genres : Documentaire BD

Public : À partir de 16 ans

Prix : 24.40€

Le synopsis de l'album Voyage aux îles de la Désolation

Pour la mer — afin de la comprendre et de savoir la dessiner —, pour les Terres australes — qui sont comme la promesse d’un temps qui n’est plus —, en mars et avril 2010, pendant plusieurs semaines, Emmanuel Lepage a embarqué sur le Marion Dufresne, au départ de Saint-Denis de La Réunion, pour faire le voyage dans les T. A. A. F., les Terres Australes et Antarctiques Françaises.

Les Terres australes : îles de Crozet, d’Amsterdam, de Saint-Paul et, la plus connue, de Kerguelen, jadis surnommées les îles de la Désolation. Des confettis d’empire, égarés dans l’immensité bleue à des milliers de kilomètres de toute terre habitée. Îles inconnues, sauvages, inhospitalières, mystérieuses. Battues par des vents violents, elles ne comptent d’humains que les scientifiques, de toutes disciplines, venus le temps de missions pouvant durer plusieurs mois, et les quelques militaires et contractuels chargés de faire...

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Commentaire et critiques (1)

note de la critique de Sil Socrate

5.0

C'est un album qui mélange reportage documentaire, carnet de voyage et grande poésie graphique. Lepage embarque en 2010 sur le Marion Dufresne pour la rotation australe (Réunion → Tromelin → Crozet → Kerguelen → Saint-Paul/Amsterdam), et il nous fait vivre ce bout du monde avec une sincérité et une sensibilité rares.
Les dessins et les couleurs : ses aquarelles, ses lavis, ses pleines pages déchirantes de beauté sur la mer démontée, les albatros, les manchots, les paysages volcaniques battus par les vents… c'est souvent sublime, parfois presque hypnotique. On sent le vent, le froid, l'immensité.
Le regard très humain : il ne fait pas que décrire la faune et les paysages "spectaculaires", il montre aussi la vie à bord, le mal de mer terrible (le sien compris !), les liens qui se tissent entre marins, scientifiques, cuistots, météorologues… C'est très chaleureux malgré le décor hostile.
L'aspect documentaire sans lourdeur : on apprend plein de choses sur l'histoire des îles (Kerguelen de Trémarec, les phoques massacrés, les scientifiques d'aujourd'hui), sur la logistique folle du ravitaillement, sans jamais que ça devienne chiant ou scolaire.

Le 14/02/2026 à 21h58