ZOO

Nous irons tous au bois (Janvier 2015)

couverture de l'album Nous irons tous au bois

Éditeur : Des ronds dans l'O

Scénario : Alain Austini, Alexis SentenacDessin : Gilles Le Coz

Collection : BD

Genres : Polar / Thriller

Public : À partir de 16 ans

Prix : 17.00€

ma collection
ma wishlist

La critique ZOO

Note ZOO 3.5

Scénario

3.0

Dessin

4.0

Un tueur pyromane, un maçon rongé par la haine et un flic en pleine enquête. Quand tout ce joli monde se retrouve dans un bois peuplé de marginaux et de sans-abri, il ne faut pas s’attendre à un gentil feu de camp. Ce polar noir remplit entièrement sa mission et nous tient en haleine jusqu’au final malgré une intrigue un peu éparpillée.

Comme tout bon thriller Nous irons tous au bois excelle dans l’art de faire durer le suspense. Des personnages charismatiques au passé douloureux, des destins qui se croisent et des projets insaisissables nous poussent à la curiosité. Pourtant, alors que le dénouement devrait nous délivrer de cette insoutenable attente, nous restons un peu sur notre faim. Certes nous avons les réponses à nos questions mais l’impression d’inachevé persiste.

Certains éléments de l’intrigue imaginée par Alain Austini et Alexis Sentenac comme l’affaire du pyromane manquent un peu de consistance et auraient gagnés à être plus développés. 72 pages c’est court, trop court pour autant de choses à dire. L’album nous offre toutefois de nombreux rebondissements et des personnages aux caractères très forts, détruits par un passé qui a semé en eux sentiments de culpabilité et de vengeance.

Le dessin en noir et blanc s’allie parfaitement au scénario et à l’ambiance très sombre de ce polar. Gilles Le Coz nous offre de magnifiques pleines pages ainsi que des paysages hivernaux lourds d’attente et de désirs secrets.

Thriller au ton moderne, Nous irons tous au bois ne déçoit pas par son intrigue mais parce que l’on aurait aimé se plonger davantage dans ces destins, ces fractures qui nous mènent à ce moment ultime que l’album retrace, le point de rupture.

Pour aller plus loin

Haut de page

Commentez et critiquez

1200 caractères restants